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C’est déjà la fin! « Oh non! », « Bouhouhou », « snif snif », « Seigneur non! Pourquoi?! ». Que voulez-vous? toutes les bonnes choses ont une fin, y compris la saga The Witcher en jeux vidéo. The Witcher 3 – Wild Hunt est en effet le dernier opus de la trilogie du sorceleur, mais l’heure est plutôt à la réjouissance avec un opus regorgeant de choses à faire et de caractéristiques impressionnantes. Geralt nous revient plus en forme que jamais dans un jeu à la hauteur des ambitions immenses de CD Projekt RED, le studio derrière le développement de la série.

Attention léger spoiler sur ce paragraphe si vous n’avez pas fini The Witcher 2. Si tel est le cas, je vous suggère de sauter directement au prochain. Dans Wild Hunt, l’aventure commence suite au massacre de Loc Muine. L’empire du Nilfgaard est en guerre ouverte avec tous les royaumes du nord et a d’ailleurs déjà envahit la Témérie. Seule la Rédanie du roi Radovid est restée debout et a eu l’excellente idée d’envahir son voisin Kaedwen, de façon à ce qu' »au lieu d’avoir deux ennemis faibles, nous avons un seul puissant ennemi » du côté de Nilfgaard. C’est sur cet entrefait que The Witcher 3 commence. Les deux puissances sont en guerre mais celle-ci semble s’enliser quelque peu, l’attention se concentrant sur la ville libre de Novigrad. Geralt est chargé de retrouver sa fille adoptive Ciri, fille biologique de l’empereur du Nilfgaard et détentrice du Sang Ancien.

Un monde ouvert gigantesque

La première chose qui nous frappe dans The Witcher 3, c’est son monde ouvert. Celui-ci est tout bonnement dantesque: la carte vous prendra des heures à parcourir puisqu’elle avoisine les 130 km² (3,5 fois plus grande que celle de Skyrim, 1,5 fois plus grande que celle de GTA V). Les développeurs ont même inclu, pour la toute première fois, un système de voyage rapide et on salue l’initiative. Le problème avec ce genre de chiffre astronomique, c’est que bien souvent à carte immense correspond un vide sidéral dans une grande partie de celle-ci. Donc il y a relativement peu d’intérêt à avoir autant de surface puisque le monde est, il faut bien l’avouer, ennuyeux. Ce n’est pas le cas avec The Witcher 3. Il y a toujours quelque chose à faire, et c’est systématiquement intéressant. Vous ne pouvez pas aller bien loin avant de tomber sur une nouvelle quête ou un point d’intérêt. Il peut s’agit d’un nid de monstres à pacifier, de l’antre d’un monstre particulièrement puissant ou même d’un village à qui il faut rendre sa paisibilité afin que les habitants l’ayant déserté reviennent y poser leurs valises. Cela débloque de nouvelles petites villes comprenant bien sûr des marchands. En bref: un monde VIVANT!

Un autre gros point positif pour The Witcher 3 et digne d’un RPG qui se respecte est que vous allez looter un max. Que ça soit en récompense de quête où en fouillant coffres et cadavres, vous allez récupérer un paquet d’objets uniques, d’armes, armures et autres schémas d’artisanat pour en créer d’autres! L’idéal pour personnaliser Geralt et voir sa montée en puissance au fur et à mesure que vous progresser dans le jeu. Et l’évolution ne se situe pas qu’à ce niveau là puisque le sorceleur dispose d’un arbre de talent bien mieux construit que dans le précédent opus et choisir votre voie n’aura jamais été aussi important. En effet, vous ne pourrez pas avoir tous les talents (ce qui dans mon cas ne correspond pas vraiment à la réalité… Enfin bref!) et ceux-ci modifient véritablement les caractéristiques du sorceleur. A vous, donc, de choisir quel est votre style favori. Si vous partez sur l’arbre de talents dédié à l’épée, vous ferez plus de dégats et vos coups déclencheront des malus pour votre ennemi. Les signes sont plus axés sur les sorts et modifient les 5 signes de base. Igni vous permettra par exemple d’émettre un flot de flammes continu et Axii vous débloquera de nouvelles options de persuasion en dialogue, et ce ne sont là que 2 arbres sur 4!

Oui mais bon, c’est pas aussi beau que ce qui avait été annoncé

Autant le dire tout de suite: oui, un downgrade graphique a bien été opéré, oui c’est dommage, mais non le jeu n’est pas moche. The Witcher 3 reste magnifique et CD Projekt RED continue de publier des mises à jour afin d’augmenter les performances et la beauté du titre. C’est d’autant plus impressionnant qu’il s’agit d’un monde ouvert gargantuesque sans presque aucun temps de chargement mesdames et messieurs. Si toutefois l’environnement de Geralt n’était pas tout à fait à votre goût, sachez que des modders se sont déjà mis au travail et ont commencé à sortir des mods (non sérieux? Des modders qui sortent des mods?) afin de retrouver un Witcher 3 digne des promesses faites à l’origine sur le plan graphique. Pour avoir regardé les vidéos comparatives, je ne trouve pas la différence si énorme que ce que certains veulent bien arguer, mais c’est personnel.

Le jeu reste donc magnifique et c’est aussi grâce à sa direction artistique sublime. Cela se retrouve également dans la bande sonore qui colle parfaitement à l’atmosphère. On en avait déjà eu un aperçu dans les bandes annonces, mais il est vrai que la direction musicale est tout aussi impressionnante que le travail et le soin apporté aux graphismes.

C’est dans les petits détails qu’on reconnaît les grands titres

The Witcher 3 est blindé de détails qui peuvent paraître insignifiant mais qui renforcent considérablement l’immersion. Au fur et à mesure de vos aventures, Geralt verra par exemple sa barbe pousser et il vous faudra rendre visite à un barbier pour raffraîchir tout ça (rassurez-vous, si la pilosité du sorceleur vous intéresse autant qu’un épisode de Plus Belle la Vie, vous pouvez désactiver cette option). On peut également voir la toxicité des potions se refléter sur le visage de Loup Blanc (le petit sobriquet de Geralt. Mignon, non?), et ça permet d’ailleurs de se faire une bien meilleure idée qu’auparavant de l’effet dévastateur et surtout de la surpuissance des potions sur l’organisme des sorceleurs. On se sent d’autant plus puissant et unique grâce à ce genre de détails.

Les combats ont également été grandement améliorés et on reconnaît bel et bien la volonté des développeurs de se rapprocher d’un Dark Souls. Tout est beaucoup plus dynamique et l’esquive joue un rôle primordial dans votre survie en environnement hostile. Si vous jouez en difficulté élevée, il vous sera nécessaire de jongler entre épées, signes et alchimie (grâce aux bombes) pour venir à bout des plus gros packs d’ennemis. Mais votre principal allié restera la sauvegarde manuelle avant un combat afin de pouvoir die & retry autant de fois que nécessaires en diversifiant les stratégies et les approches. C’est très utile, notamment lorsqu’une vingtaine de pirates veut vous faire la peau, tous en même temps. Car ne croyez pas qu’à l’image des premiers Assassin’s Creeds les ennemis attendront sagement que vous les dégommiez un à un dans un style très « ah mais non mais moi j’ai beau être un pirate sanguinaire ayant pillé, tué et violé aux quatres coins du globe, je respecte cet ennemi suffisamment pour qu’il fasse un duel avec chacun de nous« . Les ennemis sont vicieux et ils auront l’occasion de vous le prouver. Par exemple, dès que vous contrez l’attaque d’un adversaire et que vous lui faites baisser sa garde, son collègue saît que vous allez en profiter pour le passer au fil de l’épée. En conséquence, il se dit que c’est le moment où jamais de planter Loup Blanc, ce qu’il essaiera quoi qu’il arrive de faire. L’IA est donc vraiment bien fichue et ceci n’est qu’une exemple parmi d’autres.

Petit bémol cependant pour la difficulté normale qui, pour moi, n’est pas normale dans le sens où les ennemis arrivent à vous amputés de la moitié de leur cerveau et sous l’effet du LSD. C’est en tout cas à peu près l’impression que ça donne. Même si j’exagère, il est vrai que vos adversaires ne vous offriront que peu de résistance et de danger dans ce mode de difficulté. Si vous voulez un minimum de défi, je vous conseille donc de privilégier d’emblée le mode difficile ou au-dessus si vous êtes courageux.

Une véritable RPG dans ses choix et son scénario

The Witcher 3 vous forcera à faire des choix, et s’il y a bien une chose pour laquelle Andrezj Sapkowski et CD Projekt RED sont doués, c’est imaginer des histoires dans lesquelles, en pensant choisir le moindre mal, on déclenche des cataclysmes. Geralt le dit d’ailleurs lui-même à un certain point du jeu. Même si vous croyez jouer le chevalier blanc en armure, les choix que vous aurez fait dans cette optique auront obligatoirement un impact négatif, à vous de découvrir quels seront-ils. N’oubliez pas que The Witcher est un monde de dark fantasy et qu’ainsi, on n’a pas peur de faire dans le glaucque, le sordide, et parfois même le gore. Tout choix à ses conséquences, réfléchissez donc bien au moment de prendre une décision.

Le scénario en lui-même est tout bonnement génial, le meilleur des trois jeux The Witcher. Vous allez adorer évoluer dans ce monde et le voir bouger avec vous. L’histoire défile comme du papier à musique dont vous percez vous-même les trous. Plusieurs fins sont d’ailleurs disponibles et assurent une rejouabilité pour un titre à la durée de vie déjà dantesque! Pour vous donner une idée, il faut au moins 25 heures pour terminer le titre sans lire aucun dialogue et en rushant comme un taré… Avec tous les dialogues, quêtes secondaires, contrats de sorceleurs, chasses au trésor et trame principale, c’est 200 heures de votre temps qu’il faudra passer sur The Witcher 3. A noter que deux extensions sont déjà prévues pour la fin de l’année et le début de l’année prochaine, toutes deux ajoutant 30 heures de jeu en plus. Le moins que l’on puisse dire, c’est que CD Projekt RED ne se moque pas de nous, loin de là.

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Une conclusion épique

On ne pouvait rêver mieux pour cloturer la trilogie des jeux The Witcher. Un monde ouvert inégalé dans sa superficie mais surtout dans sa vie et dans ce qu’il a à offrir. Vous ne pouvez pas vous ennuyer dans The Witcher 3, c’est tout bonnement impossible. Les graphismes, bien qu’en deça de ce qui avait été annoncé, sont magnifiques, même en moyen! Inutile donc de penser qu’une GTX 980 est indispensable pour apprécier la beauté du jeu (même si c’est franchement appréciable, on ne va pas se voiler la face). L’ambiance sonore accompagnant les quêtes haletantes et le scénario prenant vous garantit une atmosphère pour le moins réussie que vous aurez du mal à quitter. C’est enfin un véritable plaisir de pouvoir personnaliser Geralt à tout bout de champ grâce à la quantité incroyable de loot et de schémas d’artisanat. Vous pouvez littéralement observer sa montée en puissance et on ne cache pas sa joie à cette vision tant les fans de RPG apprécient particulièrement l’idée de voir leur héros s’équiper en conséquence de son niveau. Les combats sont également extrêmement bien fichus et offrent un dynamisme prononcé qu’on n’avait pas dans les opus précédents. Les combats contre les humains (et non-humains) sont tout de même plus intéressants sur ceux contre les monstres, mais ceux-ci compensent par la recherche des bons sorts et potions pour les vaincres. Connaissant CD Projekt RED, on devrait en plus avoir le droit à une Enhanced Edition d’ici l’année prochaine qui va comme d’habitude franchement améliorer un jeu qui est déjà fantastique. Il s’agit pour moi du meilleur RPG auquel j’ai joué et je vous le recommande bien chaudement, comme le premier et le deuxième d’ailleurs, dans leurs versions Enhanced Edition bien sûr.

Note 20

10 commentaires
  • jessi ~ Le 8 juin 2015 à 12:17

    Beau travail ! Merci pour le test, ça donne envie d’essayer le jeu surtout que je connais absolument pas cette saga ^^

  • alhexa ~ Le 8 juin 2015 à 12:53

    Très bel article, même si moi j’ai bloqué sur les déplacements qui sont pas toujours pratique (devoir tourner 30 minutes autour d’un cadavre pour réussir à le loot ça m’a gonflé), et le fait que ce soit pas bien optimiser pour jouer au clavier (j’ai été obligée de passer en mode manette et j’aime point jouer à la manette)

  • faustwalkyria ~ Le 8 juin 2015 à 12:57

    Bon test, même si je tiens à préciser que même en difficulté élevé une fois une armure maitre en poche vous n’aurez plus rien à craindre, un End game plutôt facile et sans réél challenge donc

  • buster ~ Le 8 juin 2015 à 18:20

    je n’ai jamais joué à ce jeu encore ! il donne envie

  • gohan57 ~ Le 8 juin 2015 à 18:41

    merci tu test , très bonne article :D GG

  • Elvia ~ Le 8 juin 2015 à 19:04

    need une version goty avec un vrai hard mode cette fois ci

  • sirol ~ Le 8 juin 2015 à 19:45

    Sympa le test ça donne envie de se pencher sur la saga!

  • samko ~ Le 9 juin 2015 à 00:42

    Héhé tu conclus la boucle @SuperWho, déjà fini également, mais bon DLC inc !

  • Gorilla ~ Le 9 juin 2015 à 02:45

    Ce qui manque à ce jeu c’est juste un mode new game + pour avoir plus de difficulté et faire les différentes fins possibles tout en conservant son perso !
    NJ pour le test !

  • valiguard ~ Le 7 juillet 2015 à 08:05

    Merci pour ce test ça donne envie même si je vais attendre encore un peut avant de le prendre