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[Test] The Vanishing of Ethan Carter

War Legend vous débriefe aujourd’hui sur « The Vanishing of Ethan Carter », annoncé lors de la Gamescom 2014 sur PC et sur PS4.  S’il est déjà disponible depuis le 25 septembre sur PC, il faudra attendre l’année prochaine pour une sortie sur PS4.

Il s’agit d’un jeu d’aventure sur le thème survival horror édité par Nordic Games (Arcania, SpellForce 2…) et développé par The Astronauts. Le jeu se targue d’être « une expérience narrative qui ne tient pas la main », ce que l’on doit bien avouer être vrai, le script est efficace, et les dialogues sont rares. Il s’agit moins de terrifier le joueur, mais de le maintenir dans un état de tension et de suspens, visant à rendre ses mains moites. Pari réussi !

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Univers

Dans ce jeu, vous incarnez Paul Prospero, un détective doté de pouvoirs paranormaux lui permettant de visualiser les scènes de crimes. Il est chargé d’enquêter sur l’affaire de l’enlèvement d’un garçon, Ethan Carter, dans une ville de montagnes appelée Red Creek Valley.

Pour une meilleure impression d’immersion, la vue est à la première personne (comme dans les FPS), vous verrez donc à travers les yeux de ce détective spécialisé dans les sciences occultes, guidé jusqu’à cette petite ville par une lettre mystérieuse envoyée par le jeune garçon disparu.

Vous évoluerez de façon libre dans un monde complètement ouvert où une fois n’est pas coutume : pas question dans ce jeu d’affronter un nombre incalculable d’ennemis. Les développeurs ont misé sur l’ambiance et l’atmosphère du monde exploré que l’on pourrait qualifier d’étranges et inquiétantes. La solitude ressentie à Red Creek Valley est étouffante, dérangeante et les frissons parcourront souvent les joueurs lorsqu’une branche craquera sous leurs pieds.

Bonne surprise, malgré la beauté de ces graphismes, le jeu ne nécessite pas un monstre de technologie. Pour le faire tourner correctement, vous aurez besoin de la configuration suivante :

Configuration matérielle requise et langues disponibles

Configuration Minimale : Système d’exploitation (OS) : Windows XP SP3 Processeur : Intel Core2 Duo ou équivalent AMD Mémoire vive : 4Go Carte graphique : compatible Direct X9c avec 512 Mo de VRAM Direct X : Version 9.0C Disque dur : 9 Go d’espace libre Carte son : compatible Direct X9c

Si pour les voix, seul l’anglais est disponible, pour les textes et l’interface vous aurez le choix entre du français, de l’anglais, de l’italien, de l’allemand et de l’espagnol. Le fait de pouvoir jouer avec une manette rend le jeu encore plus agréable.

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Scénario

Nous resterons vagues afin de ne pas vous dévoiler trop d’informations sur la trame du jeu. Malgré quelques temps morts, le scénario de « The Vanishing of Ethan Carter » est original et bien ficelé, le côté immersif doit aider. A peine commencer on veut déjà connaitre la fin et lorsqu’elle arrive (un peu trop rapidement), elle surprend. Ce jeu gagne encore en profondeur, lorsqu’il est joué seul, de nuit. Marcher tranquillement et tomber sur un cadavre ensanglanté, provoque des sueurs froides. Reconstituer l’histoire de ce crime afin d’en empêcher un deuxième, devient alors extrêmement stimulant. Le joueur veut comprendre, « Pourquoi? Comment ? Et qui ? ». Grâce à la liberté de mouvement et d’avancer dans le jeu comme on le désire, le scénario n’est pas linéaire, comme promis par The Astronauts. Chaque partie est différente d’un joueur à l’autre en fonction des choix effectués dans l’aventure, bien qu’il s’agisse d’une histoire concrète. Les énigmes sont relativement simples et intuitives mais l’accent est mis sur l’atmosphère, l’humanité et la personnalité des personnages principaux.

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Tutoriel et gameplay

Parlons peu, parlons bien. Le jeu s’en vante dès ses premiers mots : hors de question pour lui de vous tenir la main et de vous guider. Dès les premières minutes on se rend vite compte qu’il tient ses promesses. Après une brève introduction, aucun tutoriel, vous êtes directement lâché dans l’aventure, et même si l’idée de mener l’enquête à son propre rythme est agréable, il est aisé de se perdre. A aucun moment ne vous sont expliquées les touches correspondantes aux actions, ni même comment procéder pour résoudre les énigmes. Ce sentiment d’abandon ne vous quittera plus. Tant au niveau du gameplay, que de l’univers que vous visitez. Le jeu vous fait confiance pour trouver les endroits où vous devez vous rendre et comment trouver les indices, ou bien même utiliser vos pouvoirs. Pour ma part, cela a quand même nécessité (même si j’ai honte de l’avouer), 1h30 d’appréhension pour comprendre le fonctionnement des pouvoirs de Paul Prospero. Ensuite ça va tout seul. Préparez-vous donc à passer quelques (longues) minutes avant de pouvoir réellement savourer ce jeu et ces casse-têtes (à moins que le gameplay en soit déjà un premier ?). Toujours est-il que vous avancez à l’aveugle sans rien pour vous guider sur une carte qui, bien que n’étant pas immense, est complètement ouverte. Et à pied, cela fait quand même une petite trotte d’un bout à l’autre si jamais vous avez oublié quelque chose.

Les possibilités de mouvements sont réduites au minimum : courir, marcher et s’accroupir, les interactions ne se faisant qu’avec des éléments prédéfinis. Il n’y a pas de points de vie, de dégâts de chute ou d’endurance. Plusieurs types de « mini-jeux » vous permettent de résoudre les énigmes. Certains consistent à trouver des objets et à les ramener aux bons emplacements, d’autres demandent de la mémorisation, et d’autres encore, de la logique. Rassurez-vous cependant, rien d’insurmontable (et puis les guides ne tarderont surement pas à sortir…). La sauvegarde automatique semble être un choix peu judicieux. En effet, elle ne s’effectue qu’à la fin de la résolution d’une énigme, et ne semble pas infaillible. Attendez-vous à devoir peut-être recommencer le même passage plusieurs fois si vous deviez quitter le jeu (ce qui peut arriver rapidement puisque le retour au bureau est impossible en plein jeu). Ceci dit, pour un jeu, avec une durée de vie d’environ 5h, cela ne posera peut-être pas trop de soucis. Pour finir avec la partie gameplay, ne comptez pas sur une réelle re-jouabilité, il s’agira uniquement de rejouer l’affaire dans un ordre diffèrent et un peu plus rapidement. En espérant donc que The Astronauts ait prévu des contenus téléchargeables avec de nouvelles énigmes.

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Graphismes

Esthétiquement parlant, ce jeu est une merveille, on s’évade dès les premiers instants, et l’on pourrait presque sentir le vent sur notre peau tant le décor semble réel.  L’éclairage, les textures, les feuillages, le soleil filtrant à travers les arbres, les détails sont époustouflants et la beauté à couper le souffle. Le rendu est simplement magnifique, ce jeu semble être une vitrine pour l’Unreal Ungine 3. Impossible donc de ne pas être directement emporté à Red Creek Valley en lançant « The Vanishing of Ethan Carter ». Une véritable démonstration artistique de la part de The Astronauts, malheureusement lésée par de longues périodes passées dans des zones sombres.

Bande son

La bande sonore constitue un élément très important de « The Vanishing of Ethan Carter » car c’est elle qui rend l’immersion encore plus réelle.  La voix du narrateur fait penser à celle de Max Payne, elle est profonde et grave, donnant une certaine humanité au personnage et les musiques se prêtent très bien au jeu. Les sensations de peur et d’angoisse sont d’ailleurs bien souvent dues plus à l’ambiance sonore qu’aux différentes situations. Face au peu de narration, les développeurs font passer les émotions à travers la bande sonore. Et cela est plutôt réussi, le ressenti et là et la réflexion nécessaire pour terminer ce jeu, n’en est pas perturbée.

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Conclusion

Pour conclure, « The Vanishing of Ethan Carter » n’a pas à rougir face à ses concurrents. Graphiquement au top, la bande sonore nous transporte dans un monde onirique et mystérieux, et le scénario est original et bien ficelé. L’ambiance inquiétante et oppressante que voulait donner à ce jeu The Astronauts est là et les énigmes sont agréables et stimulantes. Quelques défauts subsistent néanmoins, la durée de vie est très limitée (à peine 5h) et les énigmes pas assez nombreuses tant on est pris par le jeu. Le système de sauvegarde est purement une horreur et l’absence de tutoriel ne facilite pas la prise en main. Cela est bien dommage, car au vu de ses qualités et de son prix raisonnable, il gagnerait à être connu et reste une expérience vidéoludique comme on aimerait en vivre plus souvent. A conseiller donc, mais à ceux qui aiment se servir de leur matière grise, ont de la patience et aiment l’univers de Dear Esther par exemple.

WL note 7sur10

4 commentaires
  • Checkeuse ~ Le 3 octobre 2014 à 17:20

    Merci pour ce test j’irai bien voir ce que donne ce petit jeu !

  • Gorilla ~ Le 3 octobre 2014 à 18:34

    Dommage que la durée de vie soit si faible car l’ambiance à l’air terrible.

  • Fallanx ~ Le 5 octobre 2014 à 11:09

    Sympa le test. Mais vous prenez en considération le prix pour ce jeux et pas pour d’autres.. Cheulou

  • ~ Le 5 octobre 2014 à 11:30

    @Fallanx Le prix est systématiquement pris en compte dans nos tests mais n’apparaît pas forcément de manière explicite dans les conclusions. Au début du test, il est spécifié le tarif du jeu qui est, bien entendu, l’un des nombreux critères pour la note finale.