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Test LawBreakers

Test LawBreakers – La gravité, c’est surfait

Après plusieurs tests à grande échelle, LawBreakers sort enfin dans sa version définitive. Dans un monde saturé de shooters compétitifs, le dernier bébé de Cliff Bleszinski arrivera-t-il à faire son trou ? Verdict.

Test LawBreakers – Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement

En juin 2014, Cliff Bleszinski, co-fondateur d’Epic Games (Unreal, Gears of War, Paragon) décide qu’il travaille dans l’industrie du jeu vidéo depuis trop longtemps et qu’il doit prendre sa retraite. Le bougre avait déjà fait le coup deux ans auparavant avant de se rendre compte que l’ambiance chez Epic ne lui plaisait plus et qu’inventer de nouveaux game designs était de plus en plus compliqué dans une boîte qui se focalisait plus à développer et distribuer l’Unreal Engine plutôt qu’à faire des jeux originaux. Qu’à cela ne tienne, il décide de fonder un nouveau studio avec son vieux pote Arjan Brussee et demande à Nexon d’éditer son futur projet. Renouant alors avec ses vieux amours de FPS rapides et nerveux, il annonce LawBreakers : un FPS en équipe dans l’ère du temps qui se veut en même temps original et hardcore.

Dans le monde de LawBreakers, la Lune a partiellement été détruite en raison de tests gouvernementaux, provoquant un séisme massif sur toute la surface du globe. La gravité terrestre en est depuis fortement altérée et l’humanité a dû se réadapter pour vivre dans un monde où son sandwich jambon-beurre peut se faire la malle vers d’autres cieux si l’on ne fait pas gaffe. Des gangs mondiaux profitent du chaos ambiant pour faire la bringue sans trop se soucier des autres avec de nouvelles techniques de combat liées à la nouvelle condition de vie sur Terre. C’est alors que des groupes de justiciers entraînés se forment pour lutter contre cette nouvelle menace. Le pitch est nanardesque au possible mais il fait parti des meilleurs qui soient : ceux qui définissent le gameplay.

Le pitch est nanardesque au possible mais il fait parti des meilleurs qui soient : ceux qui définissent le gameplay.

Test LawBreakers

Test LawBreakers – Fuck la gravité

Comme dit plus haut, le design de LawBreakers tient beaucoup des standards d’aujourd’hui avec Overwatch en tête : deux équipes s’affrontent sur des objectifs divers, les joueurs pouvant choisir différents personnages avec des compétences propres. La réelle plus-value vient de la gravité altérée du monde de LawBreakers  puisque les cartes de jeu ont été créées spécialement autour de cet aspect. Selon les zones – la plupart du temps en extérieur – on se retrouve à flotter comme si on était sur la Lune. Un simple saut peut vous propulser une dizaine de mètre en l’air et la moindre erreur de calcul peut rendre la navigation sur la carte compliquée, voire pire, vous transformer en cible facile. Vous vous souvenez de l’époque où on nous vendait la verticalité comme le Saint Graal du FPS ? On se rend compte que les gens étaient assez grande gueule à l’époque quand on voit LawBreakers aujourd’hui. Le danger peut surgir de n’importe où et très souvent d’en haut.

Pour se mouvoir sur les cartes, chaque classe possède une compétence de mouvement qui lui est propre. Elles se jouent toutes différemment et demandent un certain temps d’adaptation pour en tirer profit au maximum. Si le Mercenaire possède un sprint classique, le Titan peut Rocket Jump avec son lance-missiles et le Maestro peut se téléporter sur une courte distance, gardant son inertie à l’arrivée. Les six autres classes ne sont pas en reste. Par exemple, l’assassin possède un grappin qui permet d’accrocher le décor (ou mieux, un ennemi) pour s’élancer comme Spiderman ou encore la Sentinelle qui peut avancer tel un avion de chasse à toute allure (très fun, au demeurant). Le rythme effréné qui découle de ces méthodes de déplacements couplé avec la micro-gravité ambiante constituent la vraie force de LawBreakers, et les maîtriser demande doigté et discipline. Une fois que vous êtes rôdé, LawBreakers devient très plaisant et fun avec juste ce qu’il faut de challenge. Petit détail rigolo : le joueur peut tirer dans son dos. Si en soit ce n’est pas très pratique pour tuer un adversaire, c’est surtout utile pour se propulser en l’air si bien orienté.

Une fois que vous êtes rôdé, LawBreakers devient très plaisant et fun avec juste ce qu’il faut de challenge.

Test LawBreakers

Test LawBreakers – Force of nature

Se mouvoir, c’est bien. Utiliser sa quincaillerie pour défoncer l’adversaire, c’est mieux. De la même manière, Boss Key a tenté d’apporter une petite dose d’originalité dans l’utilisation des armes, pour la plupart complémentaires avec les méthodes de déplacement. Le Maestro est un tireur d’élite qui peut tirer avec ses deux pistolets en même temps, chacun avec un mode de tir différent. La Sentinelle, quant à elle, possède un minigun qui devient de plus en plus précis et qui donne envie de chanter Danger Zone quand on fonce à toute berzingue à travers la carte… je peux encore parler du Spectre, qui possède un mix intéressant entre un flingue automatique et des coups au corps-à-corps dévastateurs avec une mobilité à toute épreuve ou bien de l’Assassin, qui peut découper en tranches les adversaires qui auraient le malheur de présenter leur dos. Il existe en revanche une seule classe de soutien véritable qui possède quand même un lance-grenade pour tenir en respect ses adversaires, ne comptant que sur sa compétence active pour garder ses alliés en vie. Chaque classe n’en possède qu’une et elle est généralement utilisée en synergie avec les armes. Leur bonne utilisation peut vous tirer d’un mauvais pas et ne donne étrangement pas ce côté MOBA qu’on pourrait redouter. Certaines classes possèdent même deux armes, afin de s’adapter à toute situation.

Test LawBreakers
Le lance-roquettes du Titan peut faire exploser à distance. Parfait pour les cibles en l’air.

Contrairement à un Overwatch, qui essaie naturellement de créer une méta pour qu’une équipe reste cohérente à la manière d’un MOBA, LawBreakers compte à la fois sur le jeu en équipe et sur le skill individuel des joueurs pour dominer. Même si le Titan et le Léviathan possèdent des compétences défensives, ils ne sont pas là pour faire avancer l’équipe en masse. C’est déjà suffisamment difficile pour se rendre où l’on veut sur la carte, garder une cohérence de groupe à tout prix est plus dangereux que bénéfique. Évidemment, chaque classe possède aussi une compétence ultime, loin d’être abusée mais qui peut bien renverser un combat seul contre trois si bien utilisée – voire assurer la prise des objectifs. Ces derniers en revanche se veulent originaux mais sont finalement très convenus. Généralement, il faudra protéger une zone le temps de la capture ou emporter un objet d’un point A à un point B, ou alors un mix des deux. Les coéquipiers ayant la fâcheuse tendance à se dissiper pour chercher le frag, il faudra rester concentré sur les objectifs et espérer avoir quelques ailiers pour l’emporter.

LawBreakers compte à la fois sur le jeu en équipe et sur le skill individuel des joueurs pour dominer.

Test LawBreakers
Le Léviathan peut encaisser énormément tout en restant redoutable au corps-à-corps

Dans sa réalisation, le jeu a de quoi bluffer. Cliffy B. ayant gardé un excellent contact avec Epic Games, ce dernier a dû être un client privilégié pour la réalisation graphique du jeu. Si la direction artistique pourtant inspirée n’arrive pas toujours à faire mouche, le jeu est visuellement très propre avec quelques animations de personnage plus que sympathiques. La rétine appréciera mais la mémoire du joueur n’en sera pas marquée, ce qui est dommage pour un titre avec un univers aussi original. Il est à noter que si le jeu tourne convenablement sur la plupart des machines, quelques soucis de performances se font remarquer d’une partie à l’autre, sans explication possible. Il faudra alors relancer le jeu de manière régulière pour se débarrasser de ce problème qui, j’espère, est en phase d’être résolu.

Test LawBreakers
Le Chasseur peut utiliser ses fusées aux pieds pour se propulser en arrière ou faire fondre le visage de ses adversaires

La progression du joueur s’inscrit dans l’ère du temps puisque chaque niveau d’expérience débloque une caisse de ravitaillement riche en skins de personnages, armes ou encore semelles de bottes (qui viendra se coller sur l’écran de l’adversaire quand vous lui aurez écrasé la tronche avec votre pointure 47, très drôle). Là encore, difficile de ne pas voir le standard Overwatch : un jeu complet et équilibré qui se suffit à lui-même avec plein d’options cosmétiques optionnelles ouvertes à l’achat. Le jeu ne compte pour l’instant que sur des parties rapides avec aucun moyen de choisir ses cartes ou modes de jeu préférés, si ce n’est quand même la possibilité de créer des parties personnalisées avec quelques paramètres à changer. Pas de nouvelles pour d’éventuelles parties classées. Tout dépendra des attentes exprimées par la communauté. Dernier point sympa qui en fait finalement un titre résolument moderne : la possibilité de lier vos comptes Twich et Discord pour mieux afficher votre forte personnalités auprès des joueurs de la partie.

Si la direction artistique pourtant inspirée n’arrive pas toujours à faire mouche, le jeu est visuellement très propre

Test LawBreakers
« Je vous la pose où la caisse de skins inutiles mais classes ? »

Test LawBreakers – Garder les pieds sur Terre

LawBreakers réussit finalement son pari de remettre la précision d’exécution et la frénésie des vieux FPS multijoueurs sur le tapis avec un twist original tout en restant dans son époque contemporaine. Sa réalisation et son gameplay mises en avant ne permettent toutefois pas d’en faire un futur standard du FPS multi, la faute entre autre à sa direction artistique parfois oubliable, une courbe d’apprentissage abrupte et une certaine répétitivité qui s’installe bien trop vite, malgré les possibilités qu’offre le bébé du Cliff. Une fois le bébé en main et les premières parties terminées, on prend un réel plaisir à casser les lois de la physique et du squelette de l’adversaire à coups de bottes supersoniques. Il ne reste plus qu’à savoir à quel type de suivi aura droit LawBreakers pour être sûr qu’il occupe une place de choix dans sa bibliothèque Steam.

► Points forts

  • Un pitch original qui fonctionne
  • Prise en main exigeante
  • Des classes uniques
  • Action frénétique et sans temps morts
  • Réalisation impeccable

► Points faibles

  • Objectifs faussement originaux
  • Une direction artistique oubliable
  • Une bande son qui l’est tout autant
  • Tutoriel inexistant et pourtant nécessaire
  • Voix françaises bonnes mais en roue libre

Unreal Tournament X Overwatch

WarLegend.net a bénéficié d’une copie presse PC fournie par l’éditeur de ce jeu.

LawBreakers est disponible sur PC et PS4


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  • Gorilla ~ Le 14 août 2017 à 01:30

    Il risque d’avoir du mal à s’imposer face à Overwatch et Quake Champions !