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Halo 5 Guardians (5)
Le moment est venu de remettre le casque légendaire

Forcément, quand on parle de FPS sur Xbox, on pense immédiatement à Halo. Licence initiée par Bungie puis récupérée par 343 Industries, studio de Microsoft, à l’occasion de Halo 4, le Major nous revient aujourd’hui pour un Halo 5 vitaminé et bourré de qualités. Pour la première fois, cependant, il n’est pas seul mais accompagné de son « équipe bleue » et opposé à celui qu’on nous tease depuis un bon moment maintenant, j’ai nommé John Locke et son équipe Osiris. Un virage de gameplay pour le moins surprenant et résolument orienté coopération. Autant dire que le fait de se retrouver systématiquement avec 3 IA ne va pas plaire à tout le monde, moi le premier, mais je dois bien avouer que j’y ai trouvé mon intérêt au bout du compte…

Quatre pour le prix – et l’utilité? – d’un

Exit le héros solitaire face à l’univers (ça rime, je suis poête à mi-temps) donc… D’emblée, j’ai freiné des quatre fers à cette perspective. Bordel mais qu’est-ce que je vais foutre de trois IA sur le terrain? Et il faut bien avouer que ça brise tout de même pas mal le charme de John-117, que l’on avait incarné seul dans les quatre précédents opus. Forcément, le côté épique perd un peu de sa superbe au passage et c’est vraiment dommage. D’autant que bonjour la justification de cette « équipe bleue » puisque je vous rappelle qu’on a toujours connu le Master Chief à la mode Lucky Luke des étoiles. Justification que je pourrais qualifier d’inexistante puisqu’on nous dit subrepticement que 117 et son équipe ont vécu les pires missions et s’en sont toujours tirés à bon compte. Ah bon? Déjà, pas entre 2552 et 2557, période qui recouvre les campagnes allant de Halo CE à Halo 4. Ca fait un peu longuet déjà mais bon, admettons. On voudrait nous faire gober qu’avec toutes les fois où John est sorti de mission et revenu dans l’orbite terrestre, pas une seule fois la fameuse équipe n’est venue à sa rencontre? Ils sont censés être un peu comme cul et chemise quand même. Bon en soi, vous allez me dire que ce n’est pas si grave et vous aurez probablement raison, j’ai juste un peu de mal avec les invités imprévus qui arrivent comme un cheveu sur le soupe. Un peu comme si quelqu’un venait manger chez vous à l’improviste, mais qu’en plus de ça, vous ne saviez pas qui c’était. Un effort scénaristique aurait certainement pu être fait de ce côté-là.

Bon, la mise en scène rattrape...
Bon, la mise en scène rattrape…

Bon, c’est pas le tout, mais quand on démarre une partie, qu’est-ce que ça donne? Les premières missions, il est très difficile de s’habituer à cette nouvelle configuration et une portion du côté épique a clairement disparu. Toutefois, je suis bien forcé d’avouer que le choix opéré par 343 Industries est justifiable. Et oui, car si on perd le périple du héros solitaire, il faut bien reconnaître qu’avoir trois IA à ses côtés permet d’avoir d’autant plus d’ennemis en face. Et là, pour avoir des batailles épiques, pas besoin de repasser: elles sont là et on a véritablement l’impression d’être au milieu d’une guerre galactique. Vos alliés font feu cependant qu’ils sont eux-mêmes la cible des pas-beaux, vous permettant de ne pas vous faire immédiatement déssouder à la première occasion venue (ce qui serait le cas si le nombre d’ennemis était maintenus et qu’on vous retirait vos copains, dont vous commencez à voir l’utilité: contre toute attente, ils renforcent le côté épique). Un truc dont je me serais par contre franchement bien passé, c’est la possibilité de réanimer et d’être réanimé. Désormais, lorsque vous prenez une branlée, les membres de votre équipe peut venir vous relever. Autant dire que j’ai bien moins vu l’écran de chargement de Halo 5 que j’en avais l’habitude dans les précédents Halo. Et j’ai joué en Légendaire. Dès que vous êtes à terre, appuyez sur X et voilà un allié qui ramène ses fesses. Bien sûr, il y a toujours la possibilité que lui-même soit abattu, mais rappelez-vous qu’il y en a quand même deux autres pour prendre le relai… A moins de vous être jeté au beau milieu des ennemis (mais vraiment avancé dans les lignes ennemies), vous avez très peu de chance de mourir et de revenir au dernier checkpoint. Un point négatif pour moi, clairement. Alors bien sûr, vous pouvez aussi donner des ordres à votre équipe (« déplacez-vous là » et « tuez cette cible ») mais la touche attribuée (flèche haut) est véritablement très peu pratique au beau milieu d’un combat et franchement, c’est vraiment pas très utile.

Des combats endiablés

Je maintiens cependant que les combats, aux côtés de ces équipes « Osiris » (Budget: on) et « Bleue » (Budget: off) , sont véritablement dignes du cinéma. D’autant que la bande-son… OMG cette bande-son! A tomber! Merci à 343 Industries d’avoir mis le paquet là-dessus car, comme nous en parlions avec Lionel Davoust, il est vrai que l’aspect sonore est malheureusement trop souvent négligé dans son importance. Dans Halo 5, je vous souhaite la bienvenue dans votre salle de cinéma perso. Le travail qui a été opéré là-dessus est visible à l’oreille (je vous laisse méditer cette phrase) et accompagne l’action à merveille, pas uniquement dans les combats d’ailleurs. Pour en revenir à la dynamique des fusillades: s’il est dommage que la facilité se soit considérablement immiscée, cela n’enlève rien au côté jouissif de ces batailles à grande échelle. Quelques nouvelles armes ont de plus fait leur apparition mais je regrette presonnellement la disparition du fusil à plasma que j’avais plaisir à arracher aux cadavres covenants dans les précédents opus. Le feeling est en tout cas meilleur que jamais et confirme la tendance de Halo 4. Les bruitages sont particulièrement réussis et les sensations puissantes avec les armes humaines et notamment le bon vieux fusil d’assaut emblématique de la série.

Halo 5 Guardians (20)

Au passage, peut-être certains se posaient la question: il n’y a pas de différence entre les compétences de combat de John-117 et celles de Locke. On ne retrouve donc pas cette dualité Major-Arbiter présente dans Halo 2. C’est d’ailleurs plutôt dommage car même si cela permet d’avoir des perspectives relativement (peu) différentes de l’histoire de Halo 5, il n’y a en réalité que peu de justification à ses deux équipes. Les équipements sont également les mêmes. C’est un peu dommage et on aurait éventuellement apprécié, afin peut-être de faciliter une sorte de transition, que seul Locke dispose d’une équipe, tandis que le Master Chief aurait pu être joué tout seul. Oui, vous le constatez: je suis attaché au concept du héros solitaire. Mais à ma décharge, à part servir de cibles ambulantes et de partenaires de conversation pour quelqu’un qui, je vous le rappelle, est censé être taciturne et extrêmement peu bavard – voyez l’utilité… -, la fameuse « équipe Bleue » n’est clairement pas indispensable. Pourquoi donc dans ce cas vouloir à tout prix la garder? Je suppose qu’il est possible que la réponse pourrait potentiellement se trouver dans Halo 6.

Un scénario générique très sympa. Un scénario Halo 5… correct

Bien entendu, je ne vous raconterai pas la fin du jeu ici, mais cette partie va indéniablement contenir quelques spoilers c’est pourquoi je prends l’option sécurité. Au passage, n’oubliez pas qu’une Kronik Previousment spécialement dédiée à l’univers Halo est disponible sur WarLegend.net.

En revanche, j’apprécie beaucoup ce qu’on apprend sur l’univers de Halo de façon générique. C’est-à-dire le background et pas uniquement Halo 5. Les Forerunners, espèce ancienne incroyablement nimbée de mystère encore à l’heure actuelle, nous laisse en découvrir toujours plus et on est à chaque fois surpris, ce qui est une excellente nouvelle. Aucun révélation ne sortira ici de mon clavier, mais sachez que certains faits présentés dans Halo 4 seront poussés plus en avant dans ce nouvel opus et le pire, c’est que c’est bien fait!

C’est de l’aliasing ou j’ai rayé mes lunettes?

Ah bah non, c’est bien de l’aliasing. C’est quand même un peu décevant pour la figure de proue de la Xbox One de se retrouver avec un défaut pareil. Quand on regarde des paysages, on voit parfois – bien qu’il me faut bien l’admettre, rarement – de petites « dents » qui chatouillent l’œil juste ce qu’il faut pour se dire que c’est pas très classe, là où des jeux comme Rise of the Tomb Raider, qui sera testé prochainement dans nos colonnes, sont irréprochables. C’est d’autant plus décevant que Crystal Dynamics a développé le nouveau Tomb Raider pour plusieurs supports alors que Halo 5 n’est sorti (et, n’en déplaise, ça restera le cas) que sur Xbox One… On attendait donc une expertise au moins aussi grande. Même chose pour les ennemis en mouvement un peu au loin: c’est un problème récurrent et pas que dans le dernier opus, ils ont tendance à se mouvoir en saccades… Je précise toutefois que cet aliasing n’est pas présent partout, très loin de là. Il apparaît simplement dans quelques scènes mais ça m’a personnellement embêté dans un jeu, à la base, aussi beau, dans lequel j’adore profiter des paysages majestueux.

Halo 5 Guardians (23)

Les défauts, c’est bien beau, mais il ne faut pas dénigrer le reste du travail des équipes de développement qui est vraiment réussi. La direction artistique est franchement bien menée et on prend toujours un plaisir fou à découvrir ces autres planètes que la nôtre à l’identité bien marquée. On a vraiment l’impression de se retrouver dans des paysages aliens et ça, c’est quand même pas facile à faire, donc chapeau. Je ne vous révélerai pas sur quelles planètes on se rend, mais ma préférée a de gigantesques sculptures Covenant en son sein. Vous m’en direz des nouvelles. De même, les graphismes restent très beau quand on n’étend pas trop son regard au loin. Les textures sont jolies, les ennemis plus criants de vérité que la nature aurait pu les faire et les explosions envoient du steak, passez-moi l’expression.

Rendez-vous dans Halo 6

Halo 5, c’est entre autres un gameplay aux petits oignons qui mériterait toutefois quelques ajustements de difficultés avec de beaux graphismes tempérés par un aliasing trop important à l’horizon. On regrette clairement l’orientation bien trop multijoueur que prend l’aventure solo, cependant les textures restent très jolies, la direction artistique déboîte, les combats sont nerveux et épiques et quelle bande-son, mes enfants! Un beau cadeau à demander au Père Noël. Personnellement, j’ai déjà fait ma liste, et elle commence par: « Pour Halo 6, c’est possible d’avoir un scénario aussi fantastique pour l’univers Halo que pour Halo 6 en lui-même? Non parce que Halo 5 qui se termine sur un truc à la mode « rendez-vous au prochain épisode »… ». C’est un peu dommage effectivement, étant donné qu’on a vraiment l’habitude, quand on termine un Halo, d’avoir la sensation d’avoir terminé un chapitre tout en sachant qu’il faudra approfondir certaines choses dans les prochaines aventures. Ici, la coupure est un peu abrupte et c’est un peu comme si on avait coupé Halo 5 en deux. Un peu dommage pour un titre qui reste néanmoins un must de la Xbox One pour ses nombreuses qualités.

Halo 5 Guardians (10)

[Points Positifs]

  • Un gameplay nerveux
  • Des combats épiques
  • Un scénario servant parfaitement l’univers Halo
  • De beaux graphismes
  • Une bande son à tomber
  • La direction artistique au top
  • Des planètes vraiment alien
  • Feeling et bruitages des armes qui envoient

[Points Négatifs]

  • Le ciel est dentelé, de l’aliasing a coulé cette nuit
  • Un poil trop facile
  • Trop orienté multijoueur en solo
  • Scénario de l’épisode pas folichon
  • Durée de vie un peu courte

Note 15

2 commentaires
  • rmx63 ~ Le 20 novembre 2015 à 16:07

    Je n’ai pas encore testé le solo.
    Pour le multi, j’ai été « réconforté » par rapport à celui du 4. Il y a des bonnes idées: le mode warzone qui mélange IA et vrai joueurs, avec plusieurs objectifs simultanés, c’est bien sympa.
    Mais je ne pense pas y jouer pendant des mois, je reviendrai vite sur le multi de Master Chief Collection (halo 1 et 2 sont bien moches sur le live, mais c’est trop bon ! :))

  • drydis ~ Le 21 novembre 2015 à 07:51

    Merci pour ce test.