Casque sans fil d’entrée de gamme signé Corsair, le HS35 v3 Wireless mise sur la légèreté, la connectivité tri-mode et un tarif contenu à 79,99 €.
Unboxing & caractéristiques
Le HS35 v3 Wireless arrive dans le carton jaune et noir habituel de la marque, avec un visuel du casque en façade et la liste des plateformes compatibles imprimée en dix langues au dos, dont le français. À l’intérieur : le casque, un dongle USB convertible (embout USB-C amovible logé dans un adaptateur USB-A), un câble de charge USB-C d’1,8 mètre, le micro détachable et une notice résumant les raccourcis du casque. Rien de superflu, mais l’essentiel y est.
Les transducteurs sont des néodyme 50 mm personnalisés, avec une réponse en fréquence de 20 Hz à 20 kHz et une impédance de 32 Ohms. Le micro omnidirectionnel détachable couvre 100 Hz à 10 kHz. Côté connectivité, Corsair propose trois modes : 2,4 GHz via dongle, Bluetooth et USB filaire, avec une portée annoncée de 20 mètres en 2,4 GHz comme en Bluetooth. L’autonomie est donnée pour 30 heures à 50 % du volume. Le poids avoisine les 250 grammes, ce qui place le HS35 v3 Wireless parmi les plus légers casques sans fil de sa catégorie de prix. Compatible PC, Mac, mobile, PlayStation et Nintendo Switch, il se décline en deux coloris, Carbon et White, pour 79,99 €.
Ergonomie & design
Le HS35 v3 Wireless ne cherche pas à en mettre plein la vue. Le design est sobre, sans RGB. La construction est entièrement plastique, un choix cohérent avec le positionnement tarifaire du produit et qui explique en grande partie le faible poids du casque.
L’arceau flottant répartit la pression sur le haut du crâne plutôt que de la concentrer sur un point unique, et les coussinets en tissu limitent l’accumulation de chaleur sur de longues sessions. La force de serrage est perceptible mais reste supportable ; sur les têtes les plus larges, l’écart entre le crâne et la partie rigide de l’arceau devient toutefois minime au réglage maximal, un point à surveiller pour les morphologies hors norme. Le plastique ne craque pas, même en fléchissant l’arceau à la main, ce qui traduit un assemblage soigné malgré le tarif contenu.
Les commandes sont regroupées sur l’oreillette gauche : molette de volume, coupure du micro et bouton d’alimentation qui fait aussi office de sélecteur de connexion (pression longue pour l’allumage, double pression pour basculer entre dongle et Bluetooth). Aucune de ces commandes n’est sérigraphiée sur le casque, il faut donc apprendre les raccourcis avant de s’en servir efficacement. Un signal sonore confirme chaque activation, ce qui aide une fois la manipulation mémorisée.
Performances
Le profil sonore du HS35 v3 Wireless est taillé pour le jeu compétitif plutôt que pour l’écoute polyvalente. Les médiums sont mis en avant pour garder les bruits de pas et les dialogues intelligibles, les aigus apportent de la définition sans devenir agressifs, et les basses restent en retrait, sans jamais noyer le reste du mix. Résultat : la localisation sonore est précise. Sur CS2, isoler un bruit de pas en clutch ne pose pas de problème, et sur Overwatch, repérer un ennemi qui flanque dans le chaos d’un combat d’équipe reste net.
Cette même sobriété devient un défaut dès qu’on sort du jeu compétitif. En musique, les morceaux portés par une grosse ligne de basse manquent clairement de corps, et les explosions des contenus cinématiques perdent en impact. Le Dolby Atmos, activable sur PC via l’application Dolby Access, élargit un peu la scène sonore sans changer fondamentalement le caractère du casque ; il reste anecdotique pour le jeu compétitif, où la quasi-totalité des joueurs professionnels s’en passe.
Le micro détachable fait le travail sans plus. La voix reste intelligible et le niveau ne fluctue pas, ce qui suffit pour du chat vocal ou une réunion Discord, mais les plosives ressortent sèchement et le souffle passe assez fort. Un léger effet de compression réduit aussi la richesse du rendu. Pour du streaming ou de l’enregistrement, mieux vaut prévoir un micro externe.
L’autonomie annoncée de 30 heures à 50 % du volume se vérifie dans la pratique sur la connexion 2,4 GHz. Le Bluetooth consomme un peu moins que le 2,4 GHz, ce qui est cohérent avec une connexion basse latence plus gourmande en énergie. Aucun mode simultané n’est disponible : impossible de rester en appel Bluetooth tout en jouant via le dongle, il faut basculer manuellement entre les deux, ce qui reste rapide une fois le réflexe pris.
Sur la portée, Corsair annonce 20 mètres aussi bien en 2,4 GHz qu’en Bluetooth, mais l’expérience réelle est en retrait par rapport à ce chiffre. En traversant la maison depuis mon bureau jusqu’au jardin, portes ouvertes, le signal a commencé à décrocher avant même la sortie, quand la plupart des casques sans fil tiennent sans problème sur ce trajet. Pour un usage posté devant l’écran, ce n’est pas gênant ; pour quelqu’un qui a besoin de circuler dans toute la maison en écoutant de la musique, ça peut vite devenir frustrant.
Logiciel
Le HS35 v3 Wireless n’a pas d’application dédiée pour régler l’égaliseur ou personnaliser le son. La seule interface logicielle disponible, Corsair Web Hub, se limite à la mise à jour du firmware. Ce qui sort du casque à la sortie de la boîte, c’est donc ce qu’on garde pendant toute la durée de vie du produit, sans marge d’ajustement possible. Pour un casque budget, l’absence de logiciel simplifie l’usage ; pour qui apprécie pouvoir retoucher son son, c’est une limite à connaître avant l’achat.
Conclusion
Le HS35 v3 Wireless fait ce qu’il annonce : un casque léger, confortable et taillé pour le jeu compétitif, à 79,99 €. La connectivité tri-mode et le dongle convertible sont de vrais atouts pratiques. Basses timides, micro moyen et portée décevante en restent les limites. Pour la compétition sur budget serré, il coche les bonnes cases ; pour la musique ou le cinéma, il faut chercher ailleurs.













