Le Cherry XTRFY K33 Compact Wireless est un clavier 75 % tri-connectivité certifié IP54, positionné sur le segment nomade et abordable du gaming sans fil.
Unboxing & caractéristiques
Le carton du K33 Compact Wireless est minimaliste : le clavier arrive enveloppé dans du papier de protection, accompagné d’un câble USB-C vers USB-A en TPE de 1,5 m et d’une notice glissée sous le clavier. Le format retenu est un 75 %, comprimé dans un châssis de 312 x 125 x 36 mm pour un poids de 630 g, sur une fiche technique qui annonce un tarif de 59,99 €.
La connectivité est tri-mode : Bluetooth, dongle 2,4 GHz à faible latence et liaison filaire USB-C. Le taux d’interrogation culmine à 1000 Hz en mode 2,4 GHz. La certification IP54 protège l’électronique contre la poussière et les projections d’eau, un point rare sur ce segment de prix.
Les switchs reposent sur la technologie mem-chanical développée par Cherry XTRFY : une membrane classique est associée à un fût rigide imitant la course d’un switch mécanique, dans le but de préserver l’étanchéité IP54 tout en cherchant à se rapprocher du toucher mécanique. Les capuchons intègrent les raccourcis dédiés aux fonctions du clavier ainsi que les combinaisons pour Windows et Mac, confirmant la compatibilité multiplateforme annoncée sans recours à un pilote.
Ergonomie & design
Malgré son format compact, le K33 Compact Wireless conserve une bonne stabilité sur le bureau à l’usage. Les 630 g répartis sur une base de 312 x 125 mm limitent les déplacements en jeu, et les patins en caoutchouc assurent une accroche correcte sur mon tapis de souris. Les pieds inclinables n’ajoutent que quelques degrés d’inclinaison à l’arrière, un réglage que j’ai trouvé peu perceptible à l’usage.
Les capuchons sont en ABS, à la finition mate agréable au toucher mais dépourvus de partie translucide pour les légendes. Le rétroéclairage RGB ne traverse donc pas les touches : il diffuse par en dessous et déborde autour des capuchons, ce qui donne une lueur homogène mais moins nette qu’un éclairage traversant classique.
Sous les capuchons, chaque touche repose sur une membrane logée dans un fût à crans conçu pour reproduire la sensation d’un rail mécanique tout en préservant l’étanchéité. Cette architecture propriétaire ferme la porte au remplacement par des capuchons du commerce : le K33 Compact Wireless n’est pas conçu pour être modifié.
Le récepteur 2,4 GHz se loge à l’arrière du châssis, près d’un des pieds en caoutchouc. Son emplacement reste visible plutôt que totalement encastré, à l’inverse de ce que certains supports promotionnels laissent entendre. Les indicateurs de Verr. Maj. et de mode de connexion, eux, sont regroupés sur la tranche droite du clavier, une position peu pratique à consulter en pleine frappe.
Performances
Après plusieurs heures de frappe, la nature membrane du switch mem-chanical se fait sentir dès les premières touches : la course est spongieuse et manque de la définition d’un switch mécanique classique. Le fût rigide reproduit un léger rebond sonore qui évoque le cliquetis mécanique, sans changer la sensation sous les doigts. Sur les grandes touches comme la barre d’espace ou Ctrl, le manque de rigidité de la structure se fait particulièrement sentir, avec un risque de fatigue musculaire en session prolongée pour qui vient d’un clavier mécanique classique.
En session de jeu, le point d’actuation s’est révélé profondément situé dans la course, ce qui retarde légèrement la validation de l’appui face à un switch mécanique linéaire. Sur le taux d’interrogation de 1000 Hz en mode 2,4 GHz, je n’ai perçu aucune latence, y compris sur des titres compétitifs. La liaison Bluetooth, plus pratique au quotidien, n’a pas montré les mêmes garanties de réactivité et reste à réserver à un usage bureautique.
La certification IP54 est l’argument le plus concret du K33 Compact Wireless à ce niveau de prix : elle protège efficacement contre la poussière et les éclaboussures, un atout réel pour un usage nomade ou partagé. Sur l’autonomie, aucune source disponible ne communique de chiffre précis en heures d’utilisation continue ; ce point reste à vérifier directement auprès de Cherry XTRFY avant publication.
Conclusion
Le K33 Compact Wireless coche les cases utiles à un usage nomade : format 75 %, tri-connectivité complète et certification IP54 rare à ce tarif. La frappe reste toutefois trahie par sa base membrane, sensible sur les grandes touches. Un choix adapté à qui priorise la portabilité et la résistance aux liquides, pas à qui cherche un vrai ressenti mécanique.















