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Test Call of Duty: Infinite Warfare soldat troll

Test Call of Duty: Infinite Warfare – Ça fait cher le mod

Le tout dernier Call of Duty, intitulé Infinite Warfare, est de retour. C’est un peu comme le rhume des foins ou la gastro, c’est tous les ans à la même période. Nombreux ont été les joueurs déçus à l’annonce d’une plongée dans l’espace par la licence phare d’Activision, à tort ou à raison ?

Y’a le mec qui meurt – mais pas trop – dans Game of Thrones

Test Call of Duty: Infinite Warfare butt l'éclair vers l'infini et au-delà

Nous voilà donc parti dans l’espace, et aussi sur la Terre, quand même. Deux forces s’opposent : les Terriens et ceux qui, par le passé, ont colonisé l’espace et estiment aujourd’hui que leurs ancêtres feraient bien de leur lâcher un petit peu la grappe. Dans le rôle du grand méchant, on retrouve Kit Harington, le héros de « A Game of Thrones ». Comme d’habitude depuis quelques années maintenant, Activision se fait plaisir sur les acteurs qu’elle embauche pour sa licence phare – on pense notamment au grand Kevin Spacey qui s’est prêté au jeu pour Advanced Warfare. Vous démarrez dans la peau d’un membre d’un commando en mission pour récupérer une arme volée par l’ennemi et, manque de bol, vous mourez. Oui, je sais, c’est triste. Au moins, c’est aux mains de ce cher Kit. Mais ce n’est que pour mieux vous réveiller dans la peau de Reyes, fier officier américain – on ne nous le présente pas avec sa nationalité, mais vu le patriotisme et l’héroïsme primaires qui l’habitent, je n’ai pas trop de doutes là-dessus – obligé d’assumer ses fonctions un jour de défilé. Y’a plus de respect. C’est en effet pile ce jour-là que les Terriens de l’espace ont décidé d’attaquer ceux qui sont restés sur leur bonne vieille planète, prenant le contrôle des installations anti-aériennes et envoyant des soldats trucider nos compatriotes à coups de piou-pious lasers.

Test Call of Duty: Infinite Warfare kit harington
« Monfieur, fous poufez oufrir la porte du buf f’il-fous-plaît ? »

La campagne démarre sur les chapeaux de roue et là-dessus, aucune surprise, Infinity Ward n’a vraiment pas perdu la main côté mise en scène. Les missions solo s’enchaînent et nous donnent vraiment l’impression d’être une sorte de Rambo qui peut renverser à lui tout seul le cours des événements. Digne de certains blockbusters hollywoodiens, la réalisation est au top et propose des enchaînements haletants et nerveux ponctués de fusillades qui le sont tout autant. Comme d’habitude, vous ne passerez que quelques heures sur la campagne solo et son scénario ne casse pas des briques de l’hyperespace mais je me suis bien amusé tout là-haut parmi les étoiles. En parlant d’étoiles, les phases aux commandes de vaisseaux sont sympathiques, mais les appareils manquent de maniabilité.

Test Call of Duty: Infinite Warfar vue de l'espace avec débris

Des fusils-lasers-de-la-mort-qui-tue

Le problème quand on décide de se la jouer science-fiction – surtout quand on s’appelle Call of Duty et que les fans réclament corps et âme un retour aux Guerres Mondiales – il y a plutôt intérêt à être blindé côté inspiration et créativité. Et c’est raté. Si, tout au long de la campagne, le tout est cohérent et plutôt crédible, que penser de l’élément principal de tout Call of Duty : les armes ? D’un côté, ce n’est pas parce qu’il est question de turfu qu’il faut tout de suite sortir des armes toutes carrées pas du tout sexy (encore qu’on peut se demander si on peut attribuer l’adjectif « sexy » à une arme) ; d’un autre côté, pourquoi vouloir privilégier la création pure via des engins de mort ridicules par leur aspect, mais quand même conserver certaines armes qui existent déjà aujourd’hui en leur attribuant des tirs lasers ? Une AK-47 qui shoot des tampons bleus reste une AK-47. Il s’agit là d’un point vraiment dommage, car l’idée de base de conserver une armurerie composée à la fois d’armes lasers et de pelles fonctionnant avec des bonnes vieilles balles aurait pu constituer un terreau tout à fait fertile pour ce monde futuriste.

Test Call of Duty: Infinite Warfare planète glaciaire

Du reste, la direction artistique manque largement de prise de risque, mais à la rigueur, quand on voit ce que ça donne avec les armes, on se dit que c’est peut-être mieux comme ça. Néanmoins, là où les armures de Black Ops 3 se montraient tout de même très agréables et nous donnaient envie de pousser plus loin pour débloquer plus de cosmétique, celles d’Infinite Warfare sont, quant à elle et à l’instar des armes du jeu, très peu inspirées. Quel que soit le RIG choisi, on ne peut que regretter l’aspect austère et peu engageant des équipements présentés. Quand on sait à quel point ce facteur est important pour fidéliser un grand nombre de joueurs, on se demande pourquoi il se trouve à ce point négligé.

T’as de beaux restes, tu sais ?

En revanche, on ne peut que saluer la quantité d’options disponibles et paramétrables. Il vous est possible de customiser complètement vos armes, comme par le passé, et de ce côté-là, Call of Duty a toujours autant à offrir. De même, en ce qui concerne le moteur graphique, nous étions très pessimistes en raison des vidéos de gameplay qui fleurissent sur la toile depuis quelques temps et la session que nous avions réalisée à la PGW 2016 ne nous avait pas rassurés côté aspect visuel, bien que, il faut le préciser, nous avions joué sur PS4 et non sur PC. La version ici testée tourne bel et bien sur PC, et force est de constater que la campagne solo offre des graphismes globalement plus que corrects. Très crédibles et pas du tout en retard sur leur temps, il faisait plaisir de les avoir pendant ces quelques heures de jeu en solitaire pour soutenir la mise en scène, même s’il ne faut clairement pas regarder trop à l’horizon ou accorder trop d’importance à l’aliasing.

Test Call of Duty: Infinite Warfare vue de l'espace vaisseau

Le mode zombie est lui aussi très sympathique et cela fait plaisir de pouvoir à nouveau poser les mains dessus après une intro sauce cartoon. La difficulté est toujours au rendez-vous et vous devez éliminer des morts-vivants pour récupérer de l’argent et ainsi achetez de nouvelles armes ou des munitions. Il est assez sympathique de pouvoir tâter ici d’armes plus classiques au beau milieu des pelles futuristes puisqu’on nous ramène dans les années quatre-vingt. Ce mode constitue un petit bonus plutôt agréable qui vous détendra entre deux parties multi, pourquoi pas en coopération avec vos amis.

Test Call of Duty: Infinite Warfare zombies in spaceland affiche film

Le mod du multi

Non, je n’ai pas oublié de « e » en chemin. Inutile de se voiler la face, si on achète un Call of Duty aujourd’hui, c’est avant tout pour aller s’éclater en multijoueur ; beaucoup de joueurs zappent même carrément la campagne solo – ce qui est dommage, dans le cas présent. Alors que donne le multi de Call of Duty: Infinite Warfare ? Un certain malaise et de l’ennui, à minima. Si l’inspiration science-fiction n’était déjà pas folle en solo, c’est en multijoueur qu’elle révèle tout son manque d’originalité puisque la mise en scène n’est plus là pour rattraper le coup. Les graphismes, eux aussi, font vraiment pâle figure comparés à ce que le solo pouvait laisser espérer. Les maps ont elles aussi un design peu inspiré – décidément, ça devient un leitmotiv – pour une grande partie. Ce qui transpire à travers tout cela, c’est que la licence a vraiment été pompée jusqu’à la moelle au point de n’avoir que des fruits pas très ragoûtants à offrir, sur bien des plans. C’est vraiment dommage quand on se rappelle que Treyarch avait, de son côté, bien relevé la barre avec Black Ops 3 l’année dernière. Il est d’ailleurs assez ironique de voir qu’Activision envisageait à la base ce dernier studio comme un simple moyen de pomper du fric auprès des joueurs créer des CoD un peu moins alléchants les années où Infinity Ward – leur jument de compét’ – bossait sur un nouvel opus, et qu’au final, comme l’a signalé Treyarch par le passé, les développeurs des Black Ops ont tellement bossé pour impressionner l’éditeur qu’ils sont devenus un studio de premier plan. De son côté, on a l’impression qu’Infinity Ward, pourtant à l’origine de Modern Warfare, largement encensé comme étant le meilleur volet de la série, prend le chemin inverse et propose des titres de moins en moins inspirés et intéressants au fil des ans.

Test Call of Duty: Infinite Warfare image vainqueurs multijoueur

Le multijoueur d’Infinite Warfare ressemble tout bêtement à un mod de celui de Black Ops 3 – car c’est vraiment là que l’on s’aperçoit que le moteur graphique n’a pas changé depuis dix ans, même s’il y a bien sûr eu des améliorations depuis le temps ; encore heureux. Sauf que pour le précédent Call of Duty, cela passait encore car l’inspiration et la direction artistiques étaient au rendez-vous et occultaient les aspects un peu moins folichons. Ici, à la manière de ce qu’on a pu observer avec Battlefield Hardline (le « mod » de Battlefield 4 qu’on a voulu nous faire passer pour un nouveau jeu), Infinite Warfare peine à convaincre et, pour toutes les raison citées précédemment, tombe à genoux sous nos yeux. Problème : encore une fois, le multijoueur constitue LE mode que les joueurs de CoD attendent. Il serait peut-être temps de prendre la décision prise par EA et DICE : laisser la licence se reposer un peu pour qu’elle revienne sous son meilleur jour. Alors bon, on sait que ça veut dire sacrifier des profits et respecter un peu les joueurs, mais après tout, est-ce que le résultat n’en serait pas que meilleur pour tout le monde ? À méditer.

Call of Duty est mort, vive Call of Duty

Bien évidemment, la licence d’Activision et Infinity Ward/Treyarch a encore de beaux jours devant elle, mais plus ça va, plus on se dit que cet avenir devra se faire sans Infinity Ward et avec un retour à un rythme de production qui laisse un temps décent aux créateurs pour proposer une expérience digne d’une licence aussi prestigieuse. Car oui, Call of Duty vient de loin et a mérité ses lettres de noblesses par le passé. Après un sursaut avec Black Ops, puis Black Ops 3, la prochaine mouture par Treyarch saura-t-elle colmater les fuites dans la coque du bateau ? Nous verrons l’année prochaine. Pour l’heure et comme le titre de ce test le suggère, 59,99€, c’est tout de même grassement payé pour une campagne solo de quelques heures avec un bonus zombie et un multijoueur qui paraît être un mod pâlot pour Black Ops 3 sur fond de science-fiction en peine d’inspiration. Titanfall 2 fait mieux.

► Points forts

  • Campagne solo survitaminée.
  • Mode zombie sympathique.
  • Graphismes en solo corrects.
  • Multi toujours nerveux.

► Points faibles

  • Court.
  • Le multi laisse voir la vieillesse du moteur graphique.
  • Un multi aux allures de gros mod.
  • Manque global d’inspiration.
  • Level design des maps peu recherché.
  • Les armes et leur feeling.

Il serait temps de laisser respirer la licence

note 12/20

Notre test Call of Duty: Infinite Warfare est basé sur la version PC.

Achat GoCleCd.

9 commentaires
  • romutardy ~ Le 8 novembre 2016 à 16:09

    CoD te reposer, tu dois.

  • hexen ~ Le 8 novembre 2016 à 16:55

    Parole de petit bonhomme vert qui parle chelou

  • denpxc ~ Le 8 novembre 2016 à 17:39

    Un jeu qui de toute façon dispose d’une fanbase de consoleux qui le suivra jusqu’au bout :)

  • hyvales ~ Le 9 novembre 2016 à 07:33

    Oui la licence s’essouffle, mais après l’espace ce sera quoi du coup ? je pense qu’un retour au source ne pourrais pas leur faire de mal, après tout ils étaient juste excellent les tous premier COD :)

  • yamakhalah ~ Le 9 novembre 2016 à 11:29

    Je prédis un call of duty mexicain warfare

  • gvyop ~ Le 9 novembre 2016 à 15:17

    Moi je dis qu’ils devraient prendre de vrais conseillers. Un Warlegend Wareops 1 Blacksources ferait un malheur :-p

  • crapelle ~ Le 9 novembre 2016 à 15:58

    @yamakhalah pour une fois les Russes seront les gentils …

  • erwan276 ~ Le 11 novembre 2016 à 14:46

    Ok

  • arash ~ Le 12 novembre 2016 à 23:29

    Il y a quand meme quelque chose de pas mal dans ce cod, c’est cod4 remasterisé
    bon ok, sans serveur perso, sans mod compet, seulement dispo en dl dans quelques mois, mais c’est quand meme la meilleure nouvelle depuis …. pret de 10 ans