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Fans de science-fiction, jouez à Stellaris

Si vous lisez ou regardez de la science-fiction et que ça vous plonge toujours dans un état incomparable, le jeu vidéo aussi a de belles expériences à vous offrir.

Les plantes dans mes fusées, elles parlent

La science-fiction est un genre récurrent dans le jeu vidéo, et beaucoup de jeux vidéo offrent des heures inoubliables : Shadowrun Returns, Deus Ex et Mass Effect ne sont que quelques exemples de la qualité dinguesque que vous pouvez trouver sur notre média favori. Stellaris s’oriente davantage sur la gestion, et c’est ce qui en fait un titre un peu à part, mais pas que.

Je vois déjà les connaisseurs crier « Et Endless Space 2 alors ? » Je vous vois, je vous entends, mais je préfère Stellaris. Ouais, c’est comme ça. Cela dit, Endless Space 2 a effectivement beaucoup de choses très intéressantes à proposer et je vous suggère à tous d’y jeter un œil également pour voir de la bonne SF française à l’œuvre.

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Oh… bonjour, vous.

Stellaris vous propose de choisir parmi une flopée de peuples aliens (ou les humains, si vous êtes plutôt chauvin, mais même là il y a 2 peuples). On retrouve beaucoup de races différentes, notamment des plantoïdes, des robots, des fongoïdes… bref un large panel qui est en plus augmenté de traits qui détermineront les mentalités : xénophiles, spiritualistes, militaristes, etc.

Mais si vous ne trouvez rien à votre goût, vous pouvez tout aussi bien créer votre propre peuple en utilisant les divers traits et apparences pour constituer la race alien ultime !

Pleine puissance, monsieur Sulu

Une fois embarqué pour la conquête spatiale, c’est là que les choses sérieuses commencent. Stellaris pourra vous rebuter de prime abord car il y a beaucoup de choses à l’écran et un paquet d’éléments à comprendre, mais rassurez-vous cela vient plus vite qu’on le croit et en réalité, ce sont beaucoup de détails afin de percevoir avec précision des éléments en définitive plutôt simple : si vous avez déjà joué à un 4X, vous savez plus ou moins jouer à Stellaris – le principe reste le même, seuls les codes changent.

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Vous partez de votre planète natale, les yeux remplis d’étoiles (c’est dans le thème) à l’idée d’explorer les confins de l’univers. Rien que ça, ça part évidemment très bien pour tout amateur de SF, sauf que là il est en plus question de créer un empire galactique et, bien sûr, de rencontrer des aliens et de traîter avec eux. On éprouve cette petite émotion qu’on appelle joie quand on crée sa toute première colonie extra-terrestre pour pourrir une nouvelle planète en plus de la nôtre.

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Mais avant d’établir cette colonie, il va bien falloir trouver un monde habitable, et pour cela vous aurez besoin de vaisseaux. Stellaris embarque un éditeur de vaisseaux qui vous permettra de modifier les différents équipements de vos navires et de les enregistrer sous vos propres noms afin d’en faire des modèles de série. Oui, c’est la classe.

Avec vos vaisseaux scientifiques, vous partirez explorer l’univers et rencontrerez des événements ainsi que des peuples divers et variés – et je ne peux m’empêcher d’avoir un petit feeling Star Trek, vous ne m’en voudrez pas. Et je pense que là on touche à ce que je préfère dans Stellaris : son écriture.

Du rififi aux confins de l’espace

Au fil de vos pérégrinations, vous tomberez sur des anomalies. Celles-ci sont introduites par un court texte d’ambiance vous expliquant la situation. À partir de là il est possible d’enquêter afin d’avoir le fin mot de l’histoire. Parfois plusieurs choix s’offriront à vous et vous serez récompensé (ou puni !) selon votre décision.

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Le truc, c’est que ces textes sont très variés et plutôt bien écrits, parfois avec une jolie touche d’humour. On se sent réellement impliqué dans les enquêtes et, pour peu qu’on prenne le temps de lire, on finit par se rendre compte qu’on est devenu avide de ces anomalies. En effet, elles sont toutes intéressantes, qu’il s’agisse d’une montagne ressemblant à la colonne vertébrale d’une espèce qui s’est éteinte voilà 4.5 milliards d’années ou les ruines d’une civilisation de précurseurs, rien n’est à jeter. À aucun moment je n’ai le sentiment qu’on a fait du remplissage avec Stellaris.

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Vous vous rappelez du célèbre « Covfefe » ?

On a même des quêtes fleuves spécifiquement conçues pour accompagner le joueur dans l’expansion de ses connaissances. Rapidement, les traces d’un peuple ancien qui nous a précédé se font jour et il nous appartient de découvrir son monde d’origine et de comprendre ce qui l’a mené à sa perte. En fin de partie, c’est une menace aléatoire qui peut vous assaillir depuis l’autre côté du voile de l’univers. Les créateurs du jeu n’ont pas lésiné sur l’imagination.

Depuis peu, avec un nouveau DLC, des ruines ont été ajoutées et permettent de bloquer un vaisseau scientifique à un endroit afin qu’il mène l’enquête, parfois durant des années, pour comprendre tout ce qui s’est passé à cet endroit – avec à la clé bien sûr, des bonus substantiels.

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Vraiment, rien que pour son écriture, Stellaris vaut le coup que vous vous y intéressiez.

Sales xenos que finalement on aime plutôt bien vous en pensez quoi les gars ?

Et justement, il s’agit de sa principale qualité, qui vous séduira autant que moi uniquement si vous parvenez à lui pardonner ses défauts, car il en a bien sûr – une diplomatie simpliste (la maladie de ce genre de jeux), des moments de passivité parfois un peu longuets, etc.

À côté de ça, je me permets de signaler que la BO de Stellaris est l’une des meilleures qui ait jamais été composée. Andreas Waldetoft fait généralement un superbe travail, mais là il s’est surpassé, avec des musiques bien évidemment très typées sci-fi, mais sans pour autant tomber dans le cliché « retro ». Bref, on compositeur qui connaît son sujet et l’apprécie, tout simplement.

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Si vous avez toujours rêvé de diriger votre empire galactique, sachez que Stellaris vous permet aussi une foule d’options comme la possibilité d’influer sur les élections (si votre peuple en a), publier des décrets et des édits, modifier le génome de votre peuple, créer des IA robotiques, etc. Il y a bien des manières de gérer une partie de Stellaris – j’ai réussi à transformer un empire xénophobe en puissance xénophile à la tête d’une fédération.

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Croyez-le si vous voulez, mais ce n’est pas la plus grande carte du jeu. Il est même possible de choisir différentes formes.

Pour couronner le tout, la communauté modding est très active et on trouve beaucoup de choses très, très intéressantes, à commencer par des conversions totales opérées par des passionnés. Vous pouvez ainsi jouer à un Stellaris Star Trek ou même Star Wars (!). Il y a d’ailleurs un tout nouveau mod Star Wars en préparation qui promet d’être bien intriguant, et puis c’est toujours mieux que d’aller au cinéma par les temps qui courent !

Lisez Fondation, jouez à Stellaris

La conquête spatiale et les étoiles me fascinent, forcément je consomme beaucoup de SF, et Stellaris est toujours un chouette moment pour moi. Je relis des événements que je connais par cœur et je m’amuse à créer des empires diamétralement opposés (mon dernier haut-fait : avoir créé une étoile de la mort – car oui vous pouvez bâtir de puissantes méga-structures), simplement pour le plaisir de le faire. Il s’agit de l’un des rares jeux auxquels je reviens régulièrement, pour une partie comme ça en passant, l’espace de quelques heures. Si vous pouvez l’obtenir en solde, profitez-en car Paradox Interactive n’y va pas avec le dos de la cuillère sur les DLC. Au fait, il y a quelques mois est sortie une mise à jour appelée Le Guin, je voulais juste le signaler.

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  • bobyto ~ Le 15 octobre 2019 à 14:21

    Merci pour ton article. J’aime également beaucoup la SF et ayant déjà jouer à Endless Space, je vais surement craqué pendant une promo Steam !