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Les meilleurs jeux d’horreur pour Halloween

Vous en avez marre de sourire et d’être toujours de bonne humeur ? War Legend vous a concocté un petit dossier, rien que pour vous, des meilleurs jeux d’horreur à découvrir (ou redécouvrir) afin de fêter Halloween dans la joie, la sueur et les cris d’agonie. Disclaimer : la rédaction décline toute responsabilité en cas d’infarctus, d’extinction de voix ou de relâchement du sphincter durant vos sessions de jeu.

Les incontournables

Alien Isolation

Prenant place 15 ans après les événements d’Alien: le huitième passager, Alien Isolation nous raconte la quête désespérée de la fille d’Ellen Ripley, Amanda, à la recherche de sa mère disparue. Dans sa mission pour mettre la main sur la boîte noire du Nostromo, Amanda va se retrouver à bord de la station Sébastopol, un port spatial en orbite autour d’une géante gazeuse, et accessoirement terrain de chasse d’un redoutable xénomorphe.

Avec sa vue à la première personne, Alien Isolation nous immerge totalement dans cet univers angoissant. On avance la peur au ventre et le détecteur de mouvement à la main. Le titre est un véritable jeu du chat et de la souris porté par un xénomorphe intelligent qui n’aura de cesse de vous surprendre. De plus, le titre ne tombe pas dans le piège de certains jeux d’horreur et parvient à se renouveler par le biais de différentes phases de gameplay. L’Alien n’est finalement qu’une partie des dangers qui guettent le joueur, et la station Sébastopol vous réservera bien des surprises. Je n’en dirais pas plus pour ne pas gâcher l’expérience, mais je peux vous assurer que certaines séquences vont vous glacer le sang. En somme, Alien Isolation est un petit bijou de l’horreur à consommer sans modération.

Outlast

Sorti en septembre 2013, Outlast n’a pourtant pas pris une ride. Le titre nous fait incarner le reporter Miles Upshur, parti enquêter sur les événements étranges qui se déroulent à Mount Massive Asylum à la suite d’un courriel envoyé par un employé de l’asile. À l’image d’un Alien Isolation, notre protagoniste ne possède pas d’arme et devra donc compter sur ses jambes et son talent de joueur de cache-cache pour survivre.

Et croyez-moi, Outlast fait peur. Non pas grâce à son atmosphère glauque d’asile de fou (quoique), mais grâce à l’utilisation intelligente d’une mécanique bien spécifique. De nombreux environnements dans Outlast sont plongés dans le noir, mais au lieu d’avoir une torche comme tous les autres jeux d’horreur du monde, notre protagoniste ne possède que la vision nocturne de sa caméra vidéo. Et c’est précisément à ce moment-là qu’Outlast prend tout son sens. Il s’en dégage une atmosphère bien particulière, angoissante et perturbante à la fois. Une expérience unique à déguster, bien évidemment, la lumière éteinte.

Slender The Arrival

le Slender Man pris dans le faisceau d'une lampe-torche.

Slender est à la base un jeu gratuit développé par Mark J. Hadley. Fort de son succès, une suite verra le jour l’année suivante. Doté cette fois d’un vrai scénario et de plus de moyens, Slender: The Arrival nous replonge dans l’horreur avec un gameplay plus léché, bien qu’inchangé. Comme dans le jeu de 2012, il nous faudra récupérer ou activer des items dans des zones ouvertes tout en évitant de croiser la route du Slender Man.

Pensant avoir affaire à un jeu voulant surfer sur une mode pour s’en mettre plein les fouilles, j’ai été très agréablement surpris par The Arrival… dans tous les sens du terme. Car croyez-moi, il en faut pour me faire flipper, et Slender y est parvenu grâce à un gameplay tout bête, mais bien exploité — le tout, sublimé par des effets aux petits oignons. Si vous cherchez véritablement à ressentir la peur, alors éteignez les lumières, mettez votre casque et venez vous perdre dans la forêt terrifiante de Slender.

Amnesia: The Dark Descent

Quand on pense jeu d’horreur le plus effrayant, Amnesia: The Dark Descent revient souvent sur le tapis. Et pour cause, le titre possède une ambiance sonore quasi parfaite, capable de terroriser les joueurs les plus courageux à la simple écoute des sons ambiants. De plus, son univers intriguant, inspiré des œuvres de l’écrivain H.P. Lovecraft, ne manquera pas de plonger le joueur dans une véritable descente aux enfers.

Je pense que je n’ai pas besoin de le préciser, mais Amnesia est absolument terrifiant. Le titre est d’autant plus appréciable qu’il ne tombe pas dans le piège de la facilité avec une abondance de jump scares. Ici, la peur est réelle, véritable, viscérale. Elle s’infiltre au plus profond de l’âme du joueur et ne le lâche plus durant toute l’aventure. Un incontournable de l’horreur que tout amateur de frissons se doit d’avoir fait au moins une fois dans sa vie.

Les pépites indés

Darkwood

Darkwood

Parmi la forêt de jeux indépendants qui pullulent sur la toile, il existe des titres atypiques au fort potentiel, Darkwood est l’un d’eux. Faire un jeu d’horreur en vue du dessus était un pari risqué, d’autant plus avec une caméra aussi éloignée du personnage. Pourtant, le titre arrive sans grand mal à nous faire hérisser le poil à de nombreuses reprises.

L’histoire commence lorsque vous vous réveillez au beau milieu d’une étrange forêt. Après avoir échappé de justesse à votre première nuit, vous allez très vite comprendre qu’il vous faudra trouver des matériaux afin de survivre à la prochaine. La force de Darkwood est de combiner habilement exploration, mystère, choix et horreur. Le monde est en constante évolution et chacun de vos choix aura un impact sur ce dernier. De plus, le titre ravira les fans de Lovecraft de par son esthétique rappelant certaines oeuvres de l’écrivain.

Darkwood est une petite pépite de l’horreur qui vous plongera corps et âme dans un univers fascinant et glauque, à condition, bien entendu, de ne pas être allergique au pixel art.

Lone Survivor

lone survivor

Tout d’abord, il faut savoir que Lone Survivor a été développé en solitaire par un petit gars du nom de Jasper Byrne. Et il faut bien avouer que le monsieur a fait un sacré boulot. Avec des inspirations qui nous viennent tout droit de Silent Hill, Lone Survivor est un jeu d’horreur en 2D à la frontière entre la survie et l’horreur psychologique.

Utilisant son scénario de façon intelligente, le titre nous plonge aux commandes d’un homme masqué qui doit survivre dans une ville ravagée par des monstres sanguinaires. À l’instar d’un Darkwood, Lone Survivor nous laisse une grande liberté quant au choix de la progression. Vous pouvez, par exemple, explorer librement le monde ouvert, aider ses habitants, tenter de gratter quelques vivres ou simplement suivre le scénario en ligne droite. Attention toutefois, car vos choix auront des conséquences sur le déroulement du scénario, scénario qui possède, à l’heure actuelle, 5 fins différentes.

Alors certes, Lone Survivor ne vous fera pas faire des bonds sur votre chaise, mais vous touchera bien plus profondément. Typiquement le genre de jeux qui hante nos esprits, même après l’avoir terminé.

Betrayer

Betrayer - de terrifiants fantômes dans une plaine

Betrayer prend place en 1604 lors des tout premiers temps de la conquête américaine, alors que les colonies ne sont que de vagues hameaux perdus entre deux immensités vierges et hostiles. Le jeu vous met dans la peau d’un naufragé qui devra tenter de trouver de l’aide au beau milieu de ces environnements déserts. Entre folklore amérindien occulte et histoires tragiques des colons, vous ne tarderez pas à comprendre qu’on est plus proche du cauchemar que du rêve américain…

Betrayer est un FPS avec quelques mécaniques RPG qui jouit d’une ambiance totalement réussie. Premièrement grâce à ses paysages sauvages tout en nuances de gris et ses sons glaçants à souhait. D’autre part il regorge de bonnes idées qui font prendre la “sauce horrifique” : un vrai scénario, difficulté bien dosée, armes à poudre lentes, quêtes secondaires intéressantes et dramatiques.

Sans être le jeu de l’année, Betrayer est un petit jeu sobre et efficace. Un bon moment garanti pour ceux qui veulent d’un Halloween plus bucolique.

Stories Untold

Pour ceux qui en ont marre des jeux d’horreur à la première personne, Stories Untold prend le pari de vous faire peur à travers un jeu textuel. Spoiler alert : ça va marcher. Le jeu est divisé en quatre petites histoires indépendantes, chacune posant une ambiance à chaque fois différente, mais toujours réussie. Vous jouerez tantôt sur une cartouche hantée, serez en charge d’étudier un mystérieux artefact extra-terrestre, ou irez vous perdre jusque dans une lointaine base arctique. Chaque détail a sa place dans ces terribles histoires dont le fil rouge est aussi dramatique qu’astucieux.

Stories Untold utilise un carburant à flippe diablement efficace : votre imagination. D’autre part le jeu menace constamment de briser le quatrième mur, produisant une mise en abîme vertigineuse et terrifiante. Immersion garantie pour les plus réceptifs d’entre vous. Ainsi donc, si vous aimez les bonnes histoires et si pour vous la peur est avant tout une histoire d’ambiance, alors vous vous devez de tester Stories Untold. Attention cependant : il exigera de vous que vous maîtrisiez un tant soit peu la langue d’Edgar Alan Poe.

Les petits massacres entre amis

Dead by Daylight

Dead by Daylight

Si vous traînez du côté de Twitch, vous avez sûrement déjà entendu parler de Dead by Daylight. Il s’agit d’un jeu d’horreur en multijoueur qui oppose 4 survivants à un tueur sanguinaire. Le but des survivants étant de réparer des générateurs disséminés aux quatre coins d’une carte, en évitant soigneusement de se faire empaler par le tueur — le tout, sous le regard d’une entité maléfique.

Outre son aspect slasher des années 80, Dead by Daylight propose un gameplay asymétrique bien rôdé, entre le cache-cache et le jeu du chat et de la souris. Idéal pour une soirée d’Halloween entre potes. D’autant que Behaviour Digital a réussi à mettre la main sur une tonne de licences d’horreur connues, telles que Les griffes de la nuit, Scream, Halloween ou plus récemment Stranger Things. Et, je peux vous assurer que vous faire pourchasser par un Michael Myers au top de sa forme n’est pas de tout repos — et je ne parle même pas du Demogorgon. En bref, un bon petit jeu en multijoueur qui est bien plus profond et addictif qu’il n’y paraît.

The Forest

La forêt angoissante du jeu The Forest.

Après avoir joué à The Forest, il est normal de penser que Tom Hanks est un sacré veinard. Car dans ce jeu de survie en FPS, votre avion s’écrase, lui, sur une île qu’on aurait aimée un peu plus déserte. Vous devrez (ainsi que vos potes recrutés pour l’occasion) retrouver votre enfant, enlevé par un indigène. Comme si devoir gérer sa soif et sa faim n’était pas suffisant, les habitants de l’île vont très vite devenir… envahissants. À vous de crafter camp, armes et protections pour plonger toujours plus loin dans les mystères horribles dont regorge cette île.

Ce qu’il y a de vraiment terrifiant dans The Forest, outre la pression constante qui pèse sur le joueur, c’est la force de l’immersion. D’abord, grâce à des graphismes bien foutus, mais aussi via le comportement des autochtones. Les premiers temps observateurs, vous les verrez seulement… vous fixer, au loin. Entre deux arbres ou à la lisière de la forêt, ils seront là. Vous vous en doutez, cette passivité dérangeante ne durera pas longtemps. On conseille de jouer à The Forest avec un joueur un peu flippé afin de profiter au maximum de l’ambiance. Si vous découvrez le jeu ensemble, il est probable que vous viviez un grand moment d’horreur.

Voilà, on espère que ce dossier vous aura plu, on vous fait des bisous et on vous souhaite un joyeux Halloween beaucoup trop en avance.

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