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Aperçu Steel Division : Normandy 44 – Wargame version seconde guerre

Nous avons été invités ce lundi à venir rendre une petite visite à Eugen Systems. Le studio français de développement de jeux de stratégie vient tout juste d’annoncer Steel Division : Normandy 44. Cette réunion était pour nous l’occasion d’en apprendre plus et de voir la bête tourner.

Aperçu Steel Division : Normandy 44 – Une fresque historique

Le mot d’ordre de Steel Division : réalisme. Il n’est pas toujours évident de se lancer dans la description d’une période historique sur-exploitée et sur-médiatisée. Eugen Systems le fait ici avec brio. Rien de ce que vous pourrez voir sur le marché ne s’approche d’aussi près de la réalité, et ceci, les développeurs y mettent un point d’honneur. Les cartes ont été designées selon des photographies d’époque et collent au maximum à la réalité. Alexis le Dressay, directeur créatif du jeu (et accessoirement co-fondateur du studio) affirme ainsi que seuls quelques ajustements ont été faits afin d’optimiser le confort de jeu. Également, chaque unité que vous pouvez contrôler a eu une existence dans l’histoire militaire et chaque unité contrôlée est rattaché à une division aillant existé. Il devient dès lors presque illogique de parler de factions et de nations pour rendre compte du contenu du jeu.

Chaque division propose des unités uniques. Une division française pourra ainsi vous mettre en contrôle de soldats espagnols comme de soldats français. L’armée allemande propose des soldats polonais comme allemands, etc. Ces divisions sont d’ailleurs des troupes bien connues des joueurs, comme la 101ième division aéroportée américaine de la fameuse opération Market Garden. Ces mêmes divisions possèdent des forces et des faiblesses. Certaines seront plus efficaces sur les premières minutes de la partie tandis que d’autres écraseront leurs opposants si la partie s’éternise. De la même manière, certaine divisions porteront une attention plus importante sur les chars ou l’aviation en se privant d’une infanterie de talent. De manière générale s’il est possible d’avoir un peu de chaque unité, il semble recommandé de surtout s’appuyer sur les forces et faiblesses de sa division.

Aperçu Steel Division : Normandy 44 – Il était une fois une division

Si la partie que l’on a pu observer durant la présentation était une escarmouche en 1v1, le studio nous a révélé que la nouvelle campagne du titre sera davantage scripté que par le passé. Le joueur devra suivre les ordres de son général et les appliquer avec un maximum d’efficacité. Le joueur aura, durant toute la campagne, les mêmes troupes que celles avec lesquelles il débutera. Chaque perte devient dès lors une tragédie et nos apprentis colonels devront tout faire pour limiter au maximum le décès de ses hommes. On jugera l’efficacité de cette prise de décision par Eugen Systems une fois le jeu en main. Si l’idée semble, au premier abord, intéressante, il faut que la difficulté soit gérée d’une main de maître sous peine de voir quelques joueurs craquer devant la perte d’un nombre trop important de troupes à l’avant-dernière missions de la campagne.

Si l’on en sait pour le moment assez peu sur la campagne, il est à noter que trois nations auront la leur. Seront ainsi jouables des divisions des États-Unis, de la Grande-Bretagne, mais aussi de l’Allemagne. Celles-ci évolueront probablement dans différentes opérations militaires d’envergure ayant eu lieu durant la période du débarquement. On en saura plus une fois le jeu dans nos petites mains.

Aperçu Steel Division : Normandy 44 – Toi, moi et huit copains

La partie présentée se déroulait dans un bocage normand près d’Omaha. Le mode de jeu joué était le nouveau mode « conquête ». Dans celui-ci, les deux (ou plus, jusqu’à 10)  joueurs doivent s’affronter le long d’une ligne de front et parvenir à repousser cette ligne. On peut voir la ligne dessinée en jeu et celle-ci évolue en temps réel. Lorsqu’un joueur contrôle plus de 50 % du terrain, il marque des points. Le joueur qui atteint une certaine quantité de points remporte la victoire. La partie est également ponctuée de « phases » de jeu, A, B et C. Ces phases limitent en fait la possibilité de déployer certain types d’unités. La phase A, la première, est donc la phase où l’on peut déployer les unités les moins performantes. La C à l’inverse permet aux joueurs de déployer leurs unités d’élite.

Ce mode de jeu ne semble pas apporter grand chose au premier abord, mais il est en fait plus riche qu’il n’en a l’air. Premièrement, contrairement à un mode de capture de point où il ne suffit que de contrôler des points prédéterminés, il est possible ici de parvenir à enfoncer la ligne en perçant un unique point, puis prendre l’adversaire à revers. Le sel se trouve dans la capacité à tenir un point de la ligne tout en enfonçant celle-ci ailleurs. Également, les phases de jeux sont un ajout intéressant puisqu’elles rajoutent un momentum dans chaque division. Certaines sont plus performantes durant certaines phases de la partie. Il faut donc réussir à jouer sur ses forces et faiblesses à un moment donné.

Enfin la topologie des zones de guerres aura probablement une grande influence sur les affrontements. Imaginons un instant que la ligne de front soit matérialisée par une rivière. Alors une importance capitale sera donnée aux ponts qui pourraient la parcourir, par exemple.

Aperçu Steel Division : Normandy 44 – Du grand classique version ++

Au delà des nouveautés, Steel Division, c’est aussi un grand classique. On parle ici d’un bon classique, on parle ici d’un bon Wargame. On retrouve tout ce qui fait de Wargame une référence du jeu de stratégie à grande échelle. À commencer par la richesse et la générosité du titre. Vous pouvez contrôler des centaines d’unités. Toutes ont des caractéristiques différentes et ont toute une utilité et utilisation différente. On retrouvera également le système de groupes de combat où les joueurs peuvent modifier à volonté leur division. Vous pouvez customiser à loisir votre groupe, choisir tel ou tel char, jouer avec une infanterie moyenne, etc. Il est également à noter que l’information joue toujours un rôle primordial. C’est absolument nécessaire d’utiliser de la reconnaissance afin d’utiliser efficacement vos unités.

Un simulateur de champ de vision en temps réel fait également son apparition. D’un simple clic, il devient possible de voir la portée à laquelle notre unité pourra voir et l’angle de vision qu’elle aura à disposition. Il faut admettre que si cette mécanique semble gadget, ça n’est pas du tout le cas dans les faits. Sur un jeu ou le positionnement joue un rôle primordial, force est de constater que cet ajout semble particulièrement prometteur.

Aperçu Steel Division : Normandy 44 – Au diable l’apm, je veux de la stratégie

Steel Division n’est pas un jeu de skill pur. C’est un point important à noter. Non ça n’est pas le nombre d’action par minutes qui vont vous faire gagner ici. Je suis désolé de vous l’apprendre, mais c’est votre capacité de réflexion et d’adaptation qui seront mises à l’épreuve, peu importe que vous cliquiez vite ou pas. Les développeurs ont d’ailleurs fait le maximum pour faciliter cette approche du jeu de stratégie et minimiser au maximum la friction entre les contrôles du jeu et les actions du joueur. Ainsi, tous vos hommes sont dotés d’une IA qui simule basiquement les actions d’être humains « normaux ». S’ils se font tirer dessus, ils se planqueront, s’ils ont peur, ils fuiront se mettre à couvert, si vous leur demandez de débarquer au milieu d’une route, ils iront se planquer dans les bâtiments les plus proches, et ce, sans que vous leur demandiez.

Votre piétaille réfléchit suffisamment pour que vous puissiez gérer à la fois plusieurs unités sur un champ de bataille immense, et ce, sans qu’elles ne se fassent massacrer. Il est également à noter que l’interface a été largement modifiée depuis Red Dragon. Ici, on retrouve une interface plus claire, moins invasive et plus riche. Vous pourrez notamment consulter directement sur les chars leur puissance de feu et de blindage. Ainsi, d’un rapide coup d’œil, vous pourrez voir si oui ou non, vous avez l’avantage sur un affrontement. Une jauge de moral a également fait son apparition. S’il était possible par le passé de voir si une unité était calme ou sous pression, l’information était plus difficile d’accès. Maintenant, il existe une jauge directement au-dessus de chaque unité, pour une information beaucoup plus rapide.

Eugen Systems, essaye ici de rendre son jeu plus accessible que par le passé, sans pour autant sacrifier la richesse. Si le pari semble réussit, on pourra en juger définitivement une fois le jeu en main.

Aperçu Steel Division : Normandy 44 – Un moteur qui flatte l’iris

Le moteur utilisé est une version améliorée de l’IRISZOOM, utilisé la première fois sur R.U.S.E. Le moteur fonctionne toujours aussi bien. Il permet entre autres un dézoom monstrueux permettant d’observer des champs de batailles réellement immenses et des zooms permettant de suivre directement une unité au cœur du combat. Le champ de bataille présenté faisait déjà plusieurs kilomètres. Ceux-ci s’ouvrent a mesure qu’ils sont exploités par un nombre plus important de joueurs.

En outre, la qualité graphique du titre semble au-dessus d’un Red Dragon avec des textures plus fines et détaillées. Mais il est toujours délicat de juger de tels aspects sur des présentations de ce genre.

Finalement, ce Steel Division : Normandy 44 est un jeu enthousiasmant. Avec une campagne qui promet d’être plus entrainante qu’à l’accoutumée et une richesse appuyée par une ergonomie améliorée le titre semble déjà se propulser comme une valeur sûre du jeu de stratégie. On émettra quand même quelques réserves sur l’absence de réelles nouveautés et la frilosité apparente du développeur quant à une éventuelle prise de risque. On serait tout de même bien incapable de bouder notre plaisir de voir Eugen Systems revenir au-devant de la scène du jeu de stratégie.

Bilan : Bon

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  • gihellcybleizdu ~ Le 9 mars 2017 à 07:04

    C’est que ça m’a l’air pas trop mal, j’ai un ami qui pourrait être content ~