Aperçu Devil May Cry 5 – Le diable s’habille en Sparda

Commentaires (1)
  1. Cet article n’est pas mauvais en soi mais je n’ai pas pu m’empêcher de créer ce compte pour venir en faire une critique. Il serait bon, citizenerased, de comprendre la différence entre nonchalance et ridicule dans les propos que l’on tient. C’est précisément cette différence qui a échappé à Ninja Theory dans leur reboot, ce qui m’amène au premier point :

    Des "fans" de la saga, je n’en connais pas. Des fans, oui. Parce qu’être fan, ce n’est pas accepter tout ce qu’on nous vend sans jamais questionner, c’est aussi se montrer critique d’une chose qu’on aime et ces critiques valides dont Capcom et Itsuno ont tenu compte jusque dans la Definitive Edition de DmC (!), clairement, tu les ignores (volontairement ou non, je l’ignore). Quels défauts ?

    Commençons par le fruit le plus bas de l’arbre : Donte (oui, on l’appellera ici Donte pour plus de simplicité et aussi parce que, évidemment, il n’a écopé de ce surnom dans la communauté que parce qu’il a des cheveux noirs et que nous sommes tous des boutonneux immatures).

    Donte n’est pas Dante : outre son physique, c’est surtout son attitude qui pèche. Dante est blagueur non pas parce qu’il ne prend rien au sérieux mais car c’est sa manière de ne pas se laisser dépasser par les événements. Ce trait de caractère est rendu ludonarratif par la présence de la jauge de style, des taunts, ainsi que l’exigence d’un gameplay ne récompensant pas le joueur pour avoir trouvé la méthode lui permettant de se simplifier la vie mais pour avoir varié son gameplay et affronté la difficulté. Donte, lui, insulte tout ce qui bouge, est en colère et gagne ses points de style en fonction des dégâts qu’il cause. Ainsi, obtenir un SSS dans DmC, c’est spammer Demon Evade+Arbiter/Drive ou le Devil Trigger qui envoie tout le monde dans les airs, triple les dégâts et réduit toute forme de challenge à néant. PIRE ! Demon Evade+Devil Trigger+Drive peut one shot la plupart des boss ! L’esprit n’est tout simplement pas le même.

    Le jeu est certainement celui ayant le plus de finition de l’histoire de la série, son appréciation est à la fois une question de goûts et d’efficacité narrative, mais son existence souligne un gros problème avec le Capcom de la génération PS360.

    Capcom a divisé par deux le temps de développement de DMC4. Par conséquent, le jeu a une demi-histoire et Dante n’a pas de campagne digne de ce nom. La réponse de Capcom à ce problème flagrant n’a pas été d’annoncer une Special Edition ou autre mais un reboot dans lequel Dante n’était plus Dante, l’univers sans rapports avec l’ancien, outre quelques noms, et le gameplay à des lieux de l’exigence des anciens opus : pas de lock-on, ce qui rend les Stingers ou les Snatch d’autant plus aléatoires et relaie les attaques directionnelles à la touche rond, la touche rond étant prise, pas de styles, et les esquives… sur R1 et L1 parce que : pas de lock-on. Et les médias de féliciter cette entreprise irrespectueuse de la part du développeur ! Oui, irrespectueuse, car vendre un jeu inachevé et le mettre à la poubelle sans essayer de remédier à ses défauts est tout aussi irrespectueux que les échanges de Tameem Antoniades avec les joueurs critiques et constructifs de sa version de Devil May Cry.

    Que le studio derrière le jeu ait été ou non japonais n’intéresse personne. Certains diront qu’un studio japonais aurait été créatif au niveau, au moins, des armes (on est passé de Pandora, Lucifer et Nevan à une faux, une hache et des shuriken, après tout) mais le problème est ailleurs : DmC était un bon jeu mais n’avait pas l’âme de DMC.

    Et les fans n’ont pas à acheter un opus ne correspondant pas à leurs attentes. Pourquoi la Definitive Edition de DmC ajoute-t-elle un lock-on, la difficulté Gods Must Die, le mode Must Style, des dégâts nerfés et une gestion de la jauge de style plus proche des anciens opus ? Car Capcom, contrairement à citizenerased, ne s’est pas arrêté aux cheveux noirs de Donte pour juger les joueurs n’ayant pas donné sa chance au jeu.

    Capcom doit être félicité d’avoir écouté les joueurs. Les joueurs n’ont pas à se voir reproché d’avoir fait entendre leur opinion.

    C’est d’autant plus amusant de devoir s’épancher autant sur ce premier point que tes commentaires par la suite, citizenerased, ne sont guère plus constructifs que ceux que tu attribues aux "fans" de la série. Que le côté "japonisé" disparaisse n’a pas à être un bon point : c’est une direction artistique. En l’occurrence, y a-t-il quoi que ce soit à reprocher à cette direction artistique qui ne tienne pas du goût personnel ? Non. Donc, elle est réussie. Les graphismes sont propres, les effets de toute beauté, les environnements assez quelconques par rapport au gothique auquel DMC1/DMC3 nous avaient introduits (souci déjà présent dans DMC4 avec ses deux châteaux, sa ville médiévale et sa forêt), encore plus lorsqu’on les compare au florilège d’effets et couleurs que DmC nous avait offert MAIS le jeu n’étant pas sorti, il est trop tôt pour s’attarder sur ce point. D’autant que le pseudo-Londres de la démo est assez charmant.

    Nero a changé de coupe de cheveux mais c’est toujours Nero, aussi bien dans sa gestuelle que dans son parlé. Qu’il ait été insupportable/androgyne est une opinion, pas une critique valide.

    "où les visiteurs sont a posteriori tous nuls" : A moins que cette phrase ne signifie que la démo nullifie les gens, ce dont je doute, elle ne veut rien dire. Personne n’est parfait mais un peu de relecture est de bon goût.

    Les coups de Nero ont toujours manqué de pêche pour inciter le joueur à utiliser le Max-Act, rien de nouveau. L’alourdissement des mouvements est bon à mentionner, les développeurs ayant confirmé que certaines techniques, comme le jump cancel, ont été nerfées. Quant à la musique dynamique, elle est issue de DmC et son retour est fort plaisant : Capcom n’essaie pas d’enterrer cet épisode mais de le marier aux anciens et, jusqu’ici, avec propreté.

    Le reste de l’article, moins de choses à dire. Cependant, encore une fois, citizenerased, avoir ses biais est inévitable mais tenir des propos nonchalants n’est pas devenir une parodie de soi-même et si les bonnes choses présentes dans tes articles ne sont accessibles que sous une pluie d’âneries en introduction, les écrire n’en vaut pas la peine.

    Le premier travail d’un journaliste/critique est de faire ses recherches.

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