Un sac à dos de 150 Go
Alors que Sam s’apprête à reprendre la route dans Death Stranding 2: On the Beach, Kojima Productions vient de nous balancer les configurations PC. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le voyage ne sera pas léger pour vos machines. Si vous pensiez vous en sortir avec une petite installation tranquille entre deux jeux indés, vous risquez de déchanter plus vite qu’un porteur face à une bande de Mules.
Le premier chiffre qui pique un peu les yeux, c’est l’espace disque. Il va falloir libérer pas moins de 150 Go sur votre bécane. Et attention, ici le SSD n’est plus une simple suggestion pour gagner quelques secondes au chargement, c’est devenu une obligation pure et simple. On sent que Hideo Kojima veut nous en mettre plein la vue avec ses paysages désolés et ses visages plus vrais que nature, mais la contrepartie, c’est qu’il va falloir faire un sacré ménage dans votre bibliothèque Steam.
Pour ce qui est du reste de la config, Kojima Productions semble avoir visé assez large pour ne pas laisser trop de monde sur le bord de la route. En minimum, il faudra compter sur un processeur Core i5-8600 ou un Ryzen 5 3600, accompagné de 16 Go de RAM. Côté carte graphique, une bonne vieille GTX 1070 ou une RX 580 (avec 8 Go de VRAM dans les deux cas) devrait suffire pour lancer l’aventure. C’est plutôt honnête et ça prouve que le moteur maison fait encore des miracles d’optimisation.
Par contre, si vous voulez voir la sueur perler sur le front de Norman Reedus avec un peu plus de dignité, la configuration recommandée monte logiquement d’un cran. On passe sur du Core i7-10700 ou Ryzen 7 3700X, avec toujours 16 Go de RAM, mais une RTX 3070 ou une RX 6800 sous le capot. Rien d’insurmontable pour une machine de jeu moderne, mais suffisant pour s’assurer que les 60 FPS ne resteront pas qu’un doux rêve de randonneur.
Reste maintenant à voir si le jeu sera aussi gourmand en ressources qu’en temps de marche. Une chose est sûre : préparez la fibre et votre SSD, parce que le téléchargement risque d’être aussi long qu’une traversée de l’Amérique avec un colis fragile sur le dos.
